3,6 millions $ en surplus

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Le président du Conseil du trésor de Saguenay, Jean-Yves Provencher, se réjouit du surplus de 3,6 millions $ enregistré en 2015.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le surplus de 3,6 millions $ enregistré à Saguenay au 31 décembre 2015 représente une augmentation de 900 000$ par rapport à l'exercice précédent, lequel s'est soldé par un excédent de 2,7 millions $.

Selon la Ville, la hausse s'explique par les revenus supplémentaires générés par les centrales hydroélectriques Pont-Arnaud et Chute-Garneau. L'an dernier, les barrages ont engendré des recettes de 9,8 millions $, une performance de 1,5 million $ supérieure à celle de 2014.

Le conseiller municipal et président du Conseil du trésor de Saguenay, Jean-Yves Provencher, a commenté le rapport financier 2015 dans le cadre d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche. Le document a été déposé lundi au conseil de ville. Le comptable de formation a précisé qu'en plus des revenus des barrages, les efforts de réduction des coûts administratifs déployés dans tous les services de Saguenay ont également fait en sorte que le surplus est plus élevé cette année.

«Les barrages, c'est le meilleur investissement que la Ville ait pu faire. Ça nous permet de toucher à des revenus importants qui s'ajoutent à ceux provenant de la taxation. Si je pouvais, j'en prendrais d'autres. C'est payant!», lance le grand argentier de la Ville. L'administration municipale a dû emprunter des sommes importantes pour la mise en service des anciens actifs d'Hydro-Québec, cédés par la société d'État en échange d'une somme symbolique. Jean-Yves Provencher estime qu'il s'agit là de l'exemple type d'un «emprunt qui rapporte». Le remboursement est échelonné sur 20 ans.

Dette de 381 millions $

Si certains citoyens jugent la dette de Saguenay élevée, à 381 millions $, le conseiller Provencher rappelle l'importance de prendre en compte les emprunts contractés pour les barrages et pour le remboursement du régime de retraite des employés municipaux.

«Des villes ont taxé leurs citoyens pour financer le fonds de pension. On ne le fera pas à Saguenay. Il y a un gros pourcentage de la population qui n'a pas de fonds de pension. Ce n'est pas à eux de financer ça alors on emprunte», a mis en relief le conseiller de Chicoutimi-Nord.

Sans les barrages

Si l'on exclut du montant total de la dette les sommes consacrées au remboursement du réseau hydroélectrique en 2015 (37,9 millions $) et du régime de retraite (39,5 millions $), l'endettement se situe autour de 303 millions $. C'est l'équivalent d'environ 2076$ per capita.

La dette de Saguenay a augmenté de 132 millions $ depuis la fusion, alors qu'elle oscillait autour de 171 millions $ en 2001. C'était l'équivalent de 2,72 pour cent de la richesse foncière uniformisée (RFU), laquelle atteignait 6,3 milliards $ à l'époque. La richesse foncière uniformisée représente la valeur totale des immeubles situés sur le périmètre d'une ville. La RFU frôle maintenant les 15 milliards $ et la dette représente 2,58 pour cent de ce montant.

Pas de grands projets pour un bout

L'an dernier, Jean-Yves Provencher sonnait le glas des grands projets municipaux. Il tient le même discours cette année et définit le remboursement de la dette et les investissements dans le réseau routier comme les priorités financières de la capitale régionale.

En 2015, 46,5 millions $ ont servi au remboursement de la dette. S'ajoutent à cela des intérêts de 19,1 millions $. C'est donc dire que 65,6 millions $ des dépenses de la Ville ont été utilisés à cette fin.

«Même si on se situe très bien au niveau des comparables, il faut que la dette baisse. Je recommande qu'on continue d'avoir des plans triennaux d'immobilisation importants, mais qu'ils ne dépassent pas le montant du remboursement annuel de la dette», conclut le président du Conseil du trésor.

Sentiers Valin et parc Élie

Le conseiller municipal responsable du quartier # 9, Jean-Yves Provencher, veut terminer la réfection des sentiers Valin, en bordure du Saguenay, et investir dans le quartier Élie, avant de se retirer.

L'échevin, qui tirera sa révérence en 2017 après 16 ans en politique municipale a fait en sorte que plusieurs centaines de milliers de dollars seront investis prochainement pour ces deux projets. Suivra ensuite la réfection de la rue Marie-France. Le conseiller Provencher dit vouloir se retirer avec le sentiment de laisser le secteur de Canton-Tremblay en ordre.

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