Vivre de son art

Les créations de Valérie Arseneault et Stéphane Bouchard... (Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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Les créations de Valérie Arseneault et Stéphane Bouchard se retrouveront dans 11 boutiques Empire du Québec et 11 magasins Simons du Canada d'ici peu.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Porter plusieurs chapeaux. Une expression qui prend tout son sens pour Valérie Arseneault et Stéphane Bouchard. Copropriétaires de la boutique La Fabrik, entrepreneurs, créateurs, fabricants de bijoux et parents de deux jeunes enfants...

La Fabrik a ouvert ses portes il y... (Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 3.0

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La Fabrik a ouvert ses portes il y a six ans. Au départ, la boutique se trouvait dans le local voisin, mais Valérie Arseneault a dû se résoudre à emménager dans plus petit.

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La Fabrik a ouvert ses portes il y a six ans. Au départ, la boutique se trouvait dans le local voisin, mais Valérie Arseneault a dû se résoudre à emménager dans plus petit.

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À l'aube de la trentaine, le duo poursuit son rêve, malgré les embûches et les difficultés de la conciliation travail-famille.

Valérie Arseneault et Stéphane Bouchard forment un couple depuis l'adolescence. Aujourd'hui, ils célèbrent la réussite de leur entreprise, mais leur parcours est loin d'être sans histoire.

«Rien n'a été facile, mais j'ai de l'ambition et je suis entêtée», confirme la jeune femme.

Valérie Arseneault s'est lancée en affaires au début de la vingtaine, dans le sous-sol de sa tante, avec 20$ en poche. Après un baccalauréat en enseignement des arts, elle souhaitait vivre de son art.

Interpellée par l'entrepreneuriat, elle s'est ensuite loué un local où elle donnait des cours de fabrication de bijoux et vendait du matériel pour en fabriquer.

Elle a ouvert sa boutique, un endroit où elle vend vêtements et accessoires, puis elle a dû emménager dans plus petit.

Il y a deux ans, son conjoint Stéphane Bouchard a abandonné son emploi pour se consacrer à l'entreprise. «Il a fallu faire des concessions, il y a eu des hauts et des bas. Nous sommes deux à vivre de la même entreprise, avec deux jeunes enfants. Par période, c'est plus difficile, mais je ne regrette pas», assure celui qui se concentre sur la fabrication des pièces de métal.

«À certains moments, j'aurais pu tout fermer», assure Valérie Arseneault. «On doit concilier travail, famille et le fait de rester en région où nous sommes loin des fournisseurs», souligne la mère de deux fillettes de 2 et 4 ans. «La passion est plus forte que tout ça.»

Le duo croit beaucoup en ses créations qui se démarquent par leur unicité. Le couple fabrique toutes les pièces utilisées pour confectionner les bijoux.

«On ne peut pas les retrouver ailleurs et aucune n'est identique. On les fait de A à Z, en acier inoxydable, en argent et en bronze. Il faut couper toutes les petites cordes, fabriquer toutes les pièces, les gens n'ont aucune idée du temps que ça prend», souligne Valérie Arseneault qui précise que le défi consiste aussi à gérer à la fois une boutique et une collection de bijoux.

La créatrice doit commencer à dessiner la collection de bijoux pour Noël prochain et pour le printemps 2017 en même temps. Elle lancera également une nouvelle collection avec Vanessa Pilon. La boutique est aussi en croissance.

«Je capote que tout ça nous arrive malgré le contexte économique», affirme-t-elle. «J'ai de l'ambition pour mes créations. Avec le web, '' sky is the limit''. Je ne m'arrêterai pas», promet-elle.

La collection Sarah, conçue en collaboration avec l'animatrice... (Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 4.0

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La collection Sarah, conçue en collaboration avec l'animatrice Vanessa Pilon, propose des médaillons pour animaux de compagnie avec inscription.

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Les bijoux de la collection Humanity pour hommes... (Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 4.1

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Les bijoux de la collection Humanity pour hommes et pour femmes, ainsi que ceux de Humanity x Vanessa Pilon seront vendus dans les boutiques Empire d'ici quelques jours et dans les magasins Simons dès cet été.

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Vendus partout au Canada

Les bijoux de La Fabrik seront vendus partout au Canada. L'artiste Valérie Arseneault, créatrice des colliers, bracelets, bagues et boucles d'oreille, vient de décrocher un contrat avec Simons et les boutiques Empire. La concrétisation d'un véritable rêve pour celle qui, il y a quelques semaines à peine, espérait simplement voir quelques-unes de ses créations vendues dans de petites boutiques en dehors de la région.

Valérie Arseneault a l'impression de rêver. Après des années de travail, d'embûches et de conviction, ses efforts sont récompensés. Créés à partir de Saguenay, les bijoux qu'elle fabrique et conçoit avec son conjoint Stéphane Bouchard se retrouveront dans 11 boutiques Empire du Québec et 11 magasins Simons du Canada.

«J'ai de la misère à réaliser ce qui est en train de se passer», convient la copropriétaire de la boutique La Fabrik. «C'est tout un défi, mais c'est aussi un rêve qui se réalise.»

L'artiste installée dans sa petite boutique située sur la rue Davis à Arvida a toujours vu grand. Elle croyait qu'un jour, ses créations seraient offertes bien au-delà des frontières de la région, mais jamais elle n'aurait imaginé que ça arrive aussi rapidement.

D'ici quelques semaines, son équipe et elle devront avoir produit 2000 bijoux. Des articles confectionnés à la main un à un.

Ce sont les acheteurs de Simons eux-mêmes qui sont entrés en contact avec la jeune artiste et entrepreneure après avoir vu les créations de la collection Humanity x Vanessa Pilon.

Le 18 décembre dernier, La Fabrik a lancé une collection de bijoux en partenariat avec l'animatrice. Les deux jeunes femmes se sont rencontrées lors de l'événement mode Panache. «Elle a aimé mes bijoux. Je lui en ai laissé un. Sur les réseaux sociaux, je voyais qu'elle portait le collier. Je savais que nous partagions les mêmes valeurs, notamment sur l'achat local. Je lui ai proposé de collaborer. Je voulais quelqu'un qui s'implique. Pour moi, un bijou, c'est plus qu'un objet. C'est quelque chose qui fait qu'on se sent bien, confiante.»

Valérie Arseneault a créé une collection qui ressemble à l'animatrice, tout en demeurant fidèle à son style à elle. Ses bijoux collent à la tendance boho-hipi du moment, avec une touche moderne et épurée.

Vanessa Pilon a publié la nouvelle sur les réseaux sociaux. «Ç'a créé tout un boom médiatique. Les bijoux se sont retrouvés dans les journaux, les revues et à la télévision. Les ventes ont explosé», raconte l'entrepreneure. En 11 jours, La Fabrik a dû produire près de 150 bijoux afin de répondre aux commandes en ligne qui devaient être prêtes avant Noël.

En janvier, une acheteuse de la Maison Simons l'a contacté.

«Elle était super emballée. Au début, j'avais peur que l'intérêt tienne seulement à la collaboration avec l'animatrice, mais la maison Simons a également commandé des items de ma collection Humanity pour femme et pour homme. Je me suis rendu compte que c'est mon style qu'ils aiment, pas juste la collaboration avec l'artiste.»

Les boutiques Empire ont aussi manifesté leur intérêt au début du printemps en passant une commande de 750 bijoux en un mois. Les créations de Valérie Arseneault et Stéphane Bouchard y seront disponibles d'ici quelques jours.

Depuis, Valérie Arseneault a aussi engagé une représentante qui se déplace avec ses bijoux dans les petites boutiques de partout au Québec. «Toutes les boutiques approchées jusqu'à maintenant ont acheté des bijoux», se réjouit la jeune femme. «Je ne veux pas seulement me fier sur Simons et Empire. On ne sait pas ce qui va se passer d'une saison à l'autre. Rien n'est gagné d'avance», estime-t-elle.

À l'arrière de la boutique, l'atelier est animé. Les trois personnes qui y oeuvrent ont augmenté leur nombre d'heures de travail. L'embauche d'une personne supplémentaire est aussi envisagée.

L'artiste devra se mettre à la création d'une nouvelle collection prochainement. Une collection qui sera également présentée à Simons et Empire et qui espère-t-elle, obtiendra le même succès.

«Toujours créer, c'est un défi stimulant. Maintenant, j'espère que ça continue!»

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