Un refuge exemplaire à Roberval

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Roberval peut être fière de son refuge en constante évolution qui s'est allié à des professionnels de la santé animale et offre un contrôle animalier efficace.

Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

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Le Quotidien

Le Refuge animal de Roberval est constamment à l'affût pour protéger les animaux et sensibiliser la population face aux responsabilités qu'implique l'adoption d'un animal.

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Avant d'être adopté, le Refuge animal de Roberval fera stériliser Hunter, un Braque Allemand de quatre ans.

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En poste depuis cinq ans, la directrice générale du Refuge, Annie Côté, a su mettre en place une logistique de travail qui facilite le contrôle animalier.

Ici, on a compris que pour assurer le bien-être animal, on doit travailler en partenariat avec des vétérinaires et des intervenants en comportement animal. «Toutes les deux semaines, Dre Marie-Josée Guy, de la clinique vétérinaire Leclerc de Saint-Félicien, vient sur place pour soigner et vacciner nos animaux. En n'ayant pas à sortir les animaux, ça évite beaucoup de stress et de dangers de contagion», explique l'employée Mélanie Gagné. Quand un animal se fait adopter, et qu'il revient au refuge, on tente de comprendre. Si c'est une question de mauvais comportements, l'équipe fera appel à des intervenants en comportement animal. Tous les collaborateurs qui souhaitent s'impliquer auprès du Refuge, comme des toiletteurs, s'investissent à leur façon et donnent un peu de leur temps.

Le Refuge animal de Roberval, bien qu'il soit muni d'un système pour pratiquer des euthanasies, n'est pas un endroit où se termine drastiquement la vie de tous les animaux qui y entrent. «Oui, on fait des euthanasies. Mais, comme on a plus de ressources qu'avant, on en fait beaucoup moins. Par contre, l'euthanasie est parfois inévitable quand un animal souffre mentalement ou physiquement», précise Annie Côté. Les euthanasies sont décidées en équipe. Tout le monde est concerné et personne ne reste indifférent face à cette solution.

En plus de faire le recensement canin et le contrôle animalier, ce refuge compte une spacieuse boutique et une garderie. Ici, la propreté fait aussi partie de la clef du succès. Chaque département est muni d'un bac où tous les clients et les employés, entrant et sortant, doivent y désinfecter leurs chaussures. Le chenil est régulièrement désinfecté.

«Malgré toutes ces précautions, on n'est pas à l'abri de maladies. Les animaux très anxieux sont plus susceptibles de contracter des maladies contagieuses, comme le parvovirus», ajoute madame Annie. Chaque animal qui séjourne au refuge a sa feuille de route où les employés notent leurs observations quotidiennes. Pour les employés, c'est un peu insultant quand ils entendent quelqu'un dire qu'il a sauvé un animal en adoptant dans leur refuge. «Nos animaux sont bien. Certains restent avec nous des semaines, voire des mois, avant qu'on leur trouve des familles», conclut la directrice générale.

Rappelons que la fourrière intermunicipale, souvent appelée refuge, sert à contrôler la population animale sur un territoire. C'est là que les animaux errants se retrouvent et, s'ils ne sont pas réclamés, ils sont mis en adoption. Pour survivre, comme en témoigne le Refuge animal de Roberval, ces endroits doivent s'allier aux municipalités qu'ils desservent, aux professionnels du bien-être animal et ajouter des services à la population.

Sandy Lamothe, technicienne en santé animale, a accompagné... (Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau) - image 2.0

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Sandy Lamothe, technicienne en santé animale, a accompagné Arthur St-Pierre lors de sa journée d'observation à l'Hôpital vétérinaire du Boisé.

Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

Arthur rêve de soigner les animaux

Lundi passé, grâce au concours «Jeunes au pouvoir», organisé par le Club Optimiste de Laterrière, une trentaine de jeunes ont vécu une journée d'observation dans une entreprise.

«Le Club Optimiste a reçu 63 lettres d'enfants qui expliquaient leur travail de rêve», relate Arthur St-Pierre qui souhaite devenir vétérinaire. La lettre du garçon de dix ans a été retenue et il a passé une journée à l'Hôpital vétérinaire du Boisé de Chicoutimi. «J'ai assisté à plusieurs opérations et j'ai vraiment aimé ça», précise-t-il. Ayant déjà vu des personnes perdre connaissance, l'équipe était impressionnée par le calme du jeune homme lors des chirurgies. «L'endroit que j'ai préféré est le chenil, là où il y a plein de cages pour mettre les animaux», poursuit l'observateur.

«Nous prenons souvent des stagiaires d'un jour pour des journées d'observation. Habituellement, ce sont des élèves du secondaire qui veulent confirmer leur choix de carrière», explique Audrey Lalancette, qui fait partie de l'équipe de l'Hôpital vétérinaire du Boisé.

Sachant que les études seront longues, l'élève de l'école des Jolis-Prés n'a pas l'intention de baisser les bras. Comme il manque de vétérinaires dans la région, souhaitons qu'Arthur poursuive son rêve. «Et qu'il fasse un retour dans la région après ses études», intervient Sandy Lamothe, la technicienne en santé animale qui a accompagné le jeune observateur.

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