Le monastère des soeurs du bon-pasteur sera vendu

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Cette partie du couvent donnant sur la rue Price a été la première aile du monastère à être construite en 1907.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le monastère des Soeurs du Bon-Pasteur fait l'objet d'une transformation majeure, un projet évalué à 8 millions$. Au terme de l'exercice, les quelque 45 religieuses de la communauté seront regroupées dans l'une des trois bâtisses du couvent. Le reste de l'immeuble sera vendu.

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Depuis quelques mois, les travailleurs s'activent au coin Price et Bégin.

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Depuis quelques mois, les travailleurs s'activent au coin Price et Bégin. Deux roulottes de chantier ont été installées sur les terrains de la résidence. Outre le remplacement des fenêtres du bâtiment 1955 (en brique jaune), les travaux demeurent peu visibles de l'extérieur. C'est à l'intérieur que des ouvriers procèdent à une métamorphose complète des lieux. L'immeuble a subi un curetage. Le tout s'inscrit dans la foulée de la décision de regrouper les soeurs et de réduire au minimum les espaces, une décision pour le moins émotive prise par la maison-mère de la congrégation, en concertation avec les soeurs de Chicoutimi, il y a deux ans. Depuis quelques années, les soeurs du Bon-Pasteur, une communauté vieillissante dont la moyenne d'âge oscille maintenant autour de 85 ans, se sont départies de quelques immeubles. Chicoutimi, où la première partie a été construite en 1907, n'échappe pas aux efforts de rationalisation.

Responsable du service des immobilisations des Soeurs du Bon-Pasteur, Vincent Beaudoin est le grand manitou de l'exercice. En plus de conseiller les religieuses, il dirige la Société immobilière de la Nouvelle-France, une entreprise spécialisée dans la gestion de ce type de projet. Rencontré sur le chantier, le directeur a indiqué que le projet a pour but premier de permettre aux religieuses de continuer de vivre dans la région au cours des prochaines années. Il aurait été facile, et surtout logique, de rapatrier les soeurs à Québec. Celles-ci demeurent toutefois profondément ancrées à leur milieu et souhaitent continuer d'y vivre. Un tout nouveau milieu de vie sera créé pour elles et le personnel pourra bénéficier de nouveaux espaces. Une nouvelle infirmerie verra aussi le jour. «L'un des objectifs est de réduire la gestion que demande cette propriété en n'occupant que les espaces requis et en isolant les parties 1907 et 1940 de la partie 1955. Tout ça permettra à la communauté d'évaluer la possibilité de se départir des parties non occupées», a expliqué Vincent Beaudoin.

Future vocation

Le projet n'est pas sans rappeler celui de l'ancien noviciat des Soeurs du Bon-Pasteur, rue du Séminaire, vendu par les religieuses à un privé. Des condominiums haut de gamme ont été aménagés dans l'enceinte du bâtiment patrimonial offrant une vue splendide sur le Saguenay. Le directeur des immobilisations ne veut pas sauter d'étapes. En théorie, la bâtisse rénovée devrait être prête à être mise sur le marché à la fin de 2017. Les soeurs ne sont toutefois pas pressées et ne veulent pas vendre à n'importe qui. Vincent Beaudoin veut aussi s'enquérir des vocations potentielles pour l'immeuble en rencontrant des fonctionnaires de Saguenay.

«Je vais consulter pour savoir ce qu'on peut faire avec ça et essayer d'obtenir une bonne idée de la valeur marchande. Nous allons rencontrer les acheteurs un à la fois pour s'assurer de leur loyauté de la faisabilité de leurs projets», note-t-il, précisant que le monastère est soumis à un plan d'intégration architecturale.

En attendant la fin des travaux au bâtiment 1955, les religieuses continuent d'occuper deux ailes. Plusieurs meubles et articles religieux ont été recensés, triés et retirés des lieux. Ils seront conservés à Québec.

«On a gardé le coeur. Tout ça est très émotif pour nos soeurs, qui vont passer de très grand à très petit», reconnaît Vincent Beaudoin.

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