Des robots pour ses petits-enfants

David Bourgoin a terminé de construire les robots... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

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David Bourgoin a terminé de construire les robots Ève et Wall-E cette semaine. Il les a créés pour ses deux petits-enfants de deux et quatre ans.

Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

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À l'aide de tuyaux d'aspirateurs, de fausses caméras de surveillance, de lumières et de roues achetées au Dollarama, David Bourgoin, un grand-père de la région, a réussi à construire deux petits robots à ses petits-enfants.

Il s'est inspiré du film Wall-E, des studios d'animation Pixar, un des films préférés des deux enfants, qui ont quatre et deux ans.

«Je voulais faire des robots gentils. Pas ceux qu'on voit avec des fusils ou qui font de la violence, mais des robots qui aident. Alors j'ai construit Wall-E et Ève», explique M. Bourgoin.

Les deux jouets sont ainsi munis d'un détecteur de mouvements, qui permet aux robots d'éclairer le plancher lorsque les enfants se réveillent la nuit pour aller à la salle de bain. De plus, pendant le jour, ils font de la lumière de plusieurs couleurs pendant le jour pour amuser les tout-petits.

David Bourgoin ajoute que plus les enfants grandiront, plus les robots se modifieront, pour continuer de les divertir.

L'homme souhaitait ainsi faire plaisir à ses petits-enfants et leur accrocher un sourire sur le visage. «Ça a commencé quand ils ont voulu avoir des camions pour jouer. Sauf que ça peut coûter 60 ou 70 dollars! Alors je leur ai demandé s'ils voulaient des robots et ils m'ont dit oui!», ajoute-t-il.

Toutefois, David Bourgoin mentionne, avec un soupçon de rire dans la voix, que tout a commencé avec un de ses fils, qui a maintenant 35 ans.

«Quand il était plus jeune, j'avais commencé à lui construire un robot. Sauf que je ne l'ai jamais fini. Quand j'ai commencé à faire ceux de mes petits-enfants, il m'a dit: ''Et moi? Où est celui que tu avais commencé à me construire?'' Alors ceux que je fais présentement, je les fais un peu pour lui également!», raconte-t-il.

M. Bourgoin a donc utilisé toute sorte d'objets pour construire les jouets: «Pour construire Ève, j'ai utilisé des tuyaux d'aspirateurs pour faire les bras. La tête est composée d'un ancien haut-parleur et d'un miroir qu'on met sur les autobus. Pour le corps, j'ai utilisé un bol de nourriture pour les chiens.»

Selon lui, ça démontre que tout le monde peut réussir à construire quelque chose à partir d'objets brisés.

«Avec ces deux robots, j'aimerais inspirer des gens à commencer à inventer. Ce n'est pas obligé d'être de la robotique, ça peut seulement être de réparer des choses dans la maison, ou encore trouver une deuxième vie à des objets désuets. Et même s'ils font des robots, ça peut être en bois, pas nécessairement en métal. C'est beaucoup moins cher dans ce cas», explique-t-il.

Il se considère comme un «bazouteux» et estime que plusieurs personnes dans la région le sont également.

«Je suis retraité et je ne suis pas le genre de personne à passer du temps devant la télévision ou devant l'ordinateur. Quand je fais ça, je ne vois pas le temps passer. C'est vraiment pour le plaisir. Je ne cherche pas à me faire de l'argent avec ça», conclut David Bourgoin.

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