Lalonde plaide non coupable

L'ex-candidat aux élections municipales de 2013 à Saguenay,... (Archives Le Progrès-dimanche)

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L'ex-candidat aux élections municipales de 2013 à Saguenay, Jean-François Lalonde, plaide non coupable à l'accusation de fraude électorale déposée par le Directeur général des élections.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'ex-candidat aux élections municipales de Saguenay en 2013, Jean-François Lalonde, plaide non coupable à des accusations de manoeuvres électorales frauduleuses déposées par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

L'ancien trésorier de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) a enregistré son plaidoyer vendredi, par l'entremise de son avocat, Me Charles Cantin.

Jean-François Lalonde, qui avait brigué les suffrages dans le quartier #14, est accusé d'avoir dépassé le maximum de dépenses permises au cours de sa campagne. L'avis d'infraction qu'il a reçu a fait l'objet d'une couverture médiatique en février. L'affaire a été reprise par un média national cette semaine après que l'ex-candidat eut démissionné de son poste de trésorier du PLC. Son mandat venait à échéance dans quelques semaines.

En entrevue au Progrès-Dimanche, le Chicoutimien qui siège notamment aux conseils d'administration de la Société de gestion de la Zone portuaire et de l'Office municipal d'habitation de Saguenay a fait part de son désir de contester les prétentions du DGEQ. S'il ne veut pas s'étendre sur les raisons qui ont mené au dépôt des accusations pour l'instant, le dossier étant entre les mains de la justice, Jean-François Lalonde soutient qu'il n'a rien à se reprocher. Charles Cantin définit son client comme une personne intègre, transparente et de bonne foi.

«M. Lalonde a toujours respecté les lois et règlements. Notre position est qu'il est non coupable, c'est clair. L'accusation de ''manoeuvres frauduleuses'' est assassine. On dit qu'il a fraudé le système électoral. Je pense que ce n'est réellement pas ça. Il a offert toute sa collaboration à l'enquêteur dans le dossier et on va contester les accusations», a déclaré Me Cantin. L'avocat signale que les dépassements de coûts reprochés à son client totalisent quelques centaines de dollars.

«Est-ce le cas ou pas? C'est ce qu'on va voir en rassemblant la preuve. M. Lalonde, il est blanc comme neige et je ne suis même pas certain qu'il y ait eu faute. Il faut se garder beaucoup de gêne avant de taxer quelqu'un de fraudeur et il n'est aucunement question de plaider coupable sur une infraction rédigée de cette façon-là», martèle le criminaliste, qui rappelle que Jean-François Lalonde n'a tiré aucun bénéfice de la situation et qu'il n'y a eu aucune admission de sa part dans ce dossier de nature pénale.

Réputation

Le principal intéressé dit avoir subi les contrecoups de cette histoire et croit que sa réputation a été ternie.

«J'ai été placé sur le banc des accusés. Le regard des autres a été placé sur moi. Dans les derniers jours, j'avais l'impression qu'on parlait de quelqu'un d'autre et non de moi», a-t-il exprimé. L'avocat Cantin signale que certaines personnes sont allées jusqu'à dresser des parallèles entre Nathalie Normandeau, Sam Hamad et son client, des amalgames qu'il juge totalement injustifiés. Le DGEQ réclame un minimum de 5000$ en amende à Jean-François Lalonde et veut le faire déclarer inhabile à siéger.

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