Le Camping Jonquière ne sera pas vendu

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La compagnie Claveau et fils avait l'oeil sur le Camping Jonquière

Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le Camping Jonquière ne passera pas aux mains du privé. Le conseiller municipal Luc Boivin a rencontré les dirigeants de la compagnie Claveau et fils et leur a expliqué que les actifs ne peuvent être vendus.

L'entreprise s'était montrée intéressée à l'acquérir pour y réaliser un projet domiciliaire.

Lors de la rencontre, Luc Boivin était accompagné de la greffière de la Ville, Caroline Dion. Il a par la suite dressé le bilan des pourparlers au président du conseil d'administration du camping, Raynald Harvey.

«Ils (Claveau et fils) ont regardé plusieurs actifs sur le territoire de Saguenay. Ils pensaient qu'on avait une plus grande capacité décisionnelle, mais ils ont compris que c'était plus compliqué que ça paraissait au départ», relate l'échevin de La Baie, qui porte aussi le chapeau de président du comité municipal des terres publiques intramunicipales (TPI). Il avait été mandaté par ses collègues du comité exécutif de Saguenay pour discuter avec la direction de la compagnie d'excavation.

Comme le camping est situé sur des terres appartenant au gouvernement du Québec, la Ville ne peut en disposer. De plus, a précisé Luc Boivin, un moratoire imposé par Québec protège actuellement l'ensemble des TPI de la province.

L'intérêt voué au Camping Jonquière par le secteur privé et la décision de la Ville de rencontrer et d'écouter la proposition de la famille Claveau a suscité un véritable tollé à Lac-Kénogami. Pour une rare fois, la conseillère du district, Christine Boivin, et la direction du camping étaient d'accord sur un point: l'importance de préserver ce qui est considéré comme un joyau naturel en plein coeur de la ville.

En entrevue au Progrès-Dimanche, Luc Boivin a indiqué qu'il a mis les gens de Claveau et fils en contact avec la direction du camping de façon à ce qu'ils puissent discuter de l'arrimage de certains projets, s'il y a lieu. Claveau et fils est propriétaire du domaine Cépal, situé à un jet de pierre du Camping Jonquière.

Vers un deuxième Contact Nature

Saguenay veut avoir davantage à l'oeil la protection du lac Kénogami et la sécurité des usagers du plan d'eau, des éléments que l'administration municipale juge préoccupants.

Pour ce faire, la corporation du Camping Jonquière pourrait devenir l'organisme mandataire de la Ville de façon plus officielle et voir sa mission élargie. Par ricochet, le financement en provenance des coffres municipaux serait bonifié.

Luc Boivin refuse d'entrer dans le fin détail de la réflexion en cours, mais il laisse entendre que le Camping Jonquière pourrait éventuellement ressembler à l'organisme Contact Nature Rivière-à-Mars. L'OSBL administre plusieurs sites et activités sur le territoire de La Baie, notamment celles du centre plein air Bec-Scie et de la pêche blanche. Le camping Jardin de mon père est aussi regroupé sous le giron de Contact nature. Le Camping Jonquière chemine déjà vers ce modèle puisqu'il a ouvert son propre village de cabanes l'hiver dernier, indépendant de celui du secteur de l'Éperlan.

«Il va falloir régir les embarcations nautiques et les installations sanitaires des bateaux. On est préoccupés par le fait que les deux tiers de l'eau que les gens de la ville de Saguenay boivent dépendent du lac Kénogami. On ne peut pas se retrouver avec une situation comme celle du lac Saint-Charles (à Québec)», explique Luc Boivin, d'entrée de jeu.

Il ajoute que la Ville a une vision pour le terrain de camping, qui bénéficie d'un soutien financier de la part de Saguenay. Le plan vise l'atteinte de l'«équilibre entre développement touristique et économique».

«La gestion du plan d'eau ferait l'objet d'une plus grande prise en charge par le futur. C'est un terrain de jeu important, mais il faut un certain encadrement. Notre vision est présentement exploratoire et sommaire. Les discussions se font entre moi, des fonctionnaires et la direction du camping», exprime-t-il.

Le vice-président du comité exécutif se réjouit du fait que Raynald Harvey ait accepté la présidence du C.A.

«Notre interlocuteur, c'est Raynald. Il a à coeur le développement du lac Kénogami et il croit qu'il doit se faire correctement, comme nous», renchérit Luc Boivin.

Partenariat public-privé?

Luc Boivin est sans équivoque: la gestion du camping jonquiérois ne sera pas confiée au privé. Cela dit, des partenariats pourraient être conclus.

«Ça va appartenir au C.A. Il est souverain. L'avantage d'une cogestion est qu'elle peut donner lieu à des partenariats dans les investissements», fait remarquer Luc Boivin.

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