Des chiens laissés à eux-mêmes

À Cuba, les chiens de village, de toutes... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau)

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À Cuba, les chiens de village, de toutes les grosseurs, se font dorer sur les plages, au travers des touristes.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

La race de chien la plus populaire sur la Terre est le chien de village, un croisement inconnu de plusieurs races qui a donné un chien de toutes les grosseurs et de toutes les couleurs.

Les chiens de village sont plus de 300 millions qui errent dans les régions tout autour de l'Équateur. Difficile d'évaluer leur espérance de vie, mais leur apparence est parfois lamentable. Ils sont souvent amorphes, recouverts de parasites et de tumeurs. La population les tolère sans toutefois établir de liens affectueux avec ces bêtes qu'ils disent répugnantes, car elles se nourrissent dans les poubelles.

Dans ces régions de chaleur accablante, les animaux survivent du mieux qu'ils peuvent. Ils partagent leur nourriture, issue des nombreux dépotoirs à ciel ouvert, avec les urubus qui scrutent la Terre du haut des airs. Quand les chiens sont trop envahissants, on les élimine sans pitié à l'aide de poison ou en les jetant à la mer.

Contrairement à nos chiens, ils ne semblent pas avoir de mauvais comportement. Ils ne font pas de prédation (séquence de comportements qui mène à tuer, non pas pour se nourrir). Chaque chien cherche sa nourriture sans défendre ou se soucier de ses semblables. Ils vont répondre aux invitations des touristes, non pas pour une caresse, mais pour un bout de nourriture. C'est à se demander si ce n'est pas la cohabitation avec les humains qui causent des troubles de comportement chez le chien!

Les grands débats

Sensible envers les besoins de son chien, l'humain essaie de se rapprocher de la vraie nature de son animal afin de créer un milieu de vie propice à ses besoins. Pourtant plusieurs questions suscitent des réponses discutables. Les scientifiques ont des hypothèses, mais les débats s'enflamment vite quand il est question du passé. Par exemple, certains nourriront leur chien de viandes crues pour ramener leur animal à sa vraie nature en le pensant carnivore. Pourtant, si on observe le chien de village, il ne tuera pas pour manger. Il mange des vidanges, des bêtes mortes en décomposition et des excréments. D'autres établiront une hiérarchie de chef de meute dans leur maison. Encore une fois, les chiens de village, laissés à eux même, ne vivent pas en meute. C'est chacun pour soi et il ne protégera pas ses semblables, mais bien sa propre vie.

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