Luc Boulianne de retour le 14 mai

Luc Boulianne reviendra à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de... (Photo courtoisie)

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Luc Boulianne reviendra à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini le 14 mai, six ans après y avoir joué à guichets fermés deux soirs de suite.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Quand Luc Boulianne annonce la tenue d'un spectacle dans le Haut-du-Lac, ce n'est pas une affaire confidentielle. En 2010, le chanteur country avait rempli deux fois la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini, qui renferme 491 sièges. Et l'an dernier, 750 personnes ont envahi l'église de Normandin pendant que 300 autres rebroussaient chemin.

«C'est le résultat des graines que je sème depuis 30 ans», analyse l'artiste établi à La Doré. Pas du genre à négliger son monde, il a lancé une nouvelle invitation pour le 14 mai à 20 h, toujours dans la salle de Dolbeau-Mistassini. Le titre de cet événement, Merci, résume bien son état d'esprit.

«Quand j'ai eu 40 ans, ça m'a fait réfléchir, raconte-t-il. J'ai réalisé que j'étais un peu tout le monde que j'ai rencontré parce qu'on est tous reliés les uns aux autres. C'est pour cette raison que le spectacle s'appelle comme ça. On ne dit jamais assez merci à ceux qui ont exercé une influence sur notre vie.»

Six années se seront écoulées depuis sa dernière apparition à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine. Ce rendez-vous sera son premier de la saison, mais le seul qui n'aura pas lieu dans le contexte d'un festival. À six mois de distance, le parterre est déjà vendu, signe que les Jeannois demeurent fidèles au chanteur.

«Je vais y aller pour donner, pas juste pour recevoir, comme c'était le cas à mes débuts. L'idée, c'est de faire preuve d'humilité pour que les gens se reconnaissent à travers le gars qui se trouve sur la scène. C'est ainsi qu'on efface la pellicule qui sépare les artistes de la salle», énonce Luc Boulianne.

Du folk au country

Les rares fois où il travaille entre quatre murs, le Jeannois se donne le privilège de montrer deux facettes de sa personnalité. Il profitera donc du spectacle du 14 mai pour s'offrir une première partie intimiste où le folk occupera plus d'espace que le country.

«Je vais commencer seul, puis les musiciens vont se joindre à moi, décrit Luc Boulianne. Les compositions que j'interpréterai seront différentes des reprises que j'ai l'habitude de faire. Les textes sont plus philosophiques, mais il y a aussi une touche humoristique.»

Au retour de la pause, le public retrouvera le chanteur dans un environnement familier. La scène épousera l'apparence d'une grange, des fourches plantées dans de fausses bottes de foin tenant lieu de pieds de micros. La musique, elle, plongera les fans dans l'univers du country américain.

«Il y aura des reprises de Garth Brooks, Brad Paisley, Kenny Rogers et Willie Nelson, des pièces comme The Gambler et She Believes In Me. J'aime aussi faire du Buck Owens et du Glen Campbell et en français, Patrick Norman est celui que j'admire le plus. C'est un très bon guitariste, un gars qui a réussi grâce à sa persévérance», estime le Jeannois.

Il sera flanqué de solides musiciens, des gars de Roberval et Saint-Félicien qui l'appuient depuis plusieurs années déjà. Le groupe comprend Gilles Robitaille (piano), Frédéric Désautels (guitare), Jean-Claude Tremblay (batterie) et Jean-Pierre Boutin (basse), de même que Sébastien Savard (violon), un vétéran du Cirque du Soleil.

Victime de son manque de confiance

(DC) - Quand on connaît la popularité de Luc Boulianne au Lac-Saint-Jean, quand on sait ce que cet homme peut faire sur une scène, on s'étonne de constater qu'après 30 ans de carrière, il soit demeuré une saveur locale. On en voit d'autres qui se rendent plus loin avec un coffre d'outils moins bien garni.

«C'est une question de confiance en soi, répond le chanteur avec franchise. Ce que je fais n'est jamais assez bon à mon goût, une attitude qui a aussi de bons côtés parce qu'elle me pousse à m'améliorer. C'est comme ça, par exemple, que j'ai travaillé sur ma prononciation.»

Il attribue au phénomène du bouche-à-oreille une grande partie de son succès au Lac-Saint-Jean. À force de livrer des spectacles et de tout donner à chaque fois, le citoyen de La Doré a fidélisé des milliers d'amateurs de country. Ainsi s'expliquent les invitations lancées par les organisateurs de festivals, année après année.

«Je n'ai aucune agence et avant, je n'acceptais même pas l'idée que des gens aient à payer pour me voir. La plupart du temps, j'attends qu'on m'invite, ce qui explique l'absence de sorties à l'extérieur de la région», fait observer Luc Boulianne.

Il attribue également au manque de confiance le fait qu'aucun album n'ait été enregistré sous son nom. Pourtant, des compositions existent. Ses fans ont exprimé leur intérêt. «Ça fait quatre ans que mes musiciens attendent après moi et ça me touche parce que ce sont tous des professeurs. J'ai de la misère à accoucher», constate le Jeannois.

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