Bleuets

Une saison catastrophique

La saison du bleuet est difficile pour les... (- photo le progrès-dimanche, Gimmy Desbiens)

Agrandir

La saison du bleuet est difficile pour les producteurs de la région. Certains verront leur récolte amputée de moitié, voire même des deux tiers.

- photo le progrès-dimanche, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La saison des bleuets est difficile dans la région. En plus d'avoir été victimes du froid cet hiver, les producteurs doivent maintenant composer avec le mauvais temps. Certaines bleuetières verront leur récolte amputée de moitié, voire même des deux tiers comparativement à celle d'une saison dite normale.

«Ça va vraiment mal. Il y a peu de bleuets, le temps est mauvais et les fruits ne sont pas assez mûrs. On a le gros lot cette année», témoigne Nathalie Rivard de la Ferme Michel Rivard et fille de Saint-Ambroise. La productrice affirme cumuler un retard d'au moins deux semaines sur sa production. «Il y a deux semaines de ''business'' que je ne ferai pas. On a très peu de soleil. Les plus petits bleuets qui sont encore blancs, j'ai peur qu'ils ne mûrissent même pas ou qu'ils restent très petits. Du petit bleuet, je ne vends pas ça à mes clients.»

La productrice ne peut répondre à la demande de ses clients. «C'est la première fois que je dis non comme ça à mes clients. Les gens veulent six ou sept paniers, mais je peux seulement leur en vendre un ou deux. J'ai un panier à vendre pour 15 clients. Ce que je perds, je ne serai jamais capable de le reprendre.»

À la bleuetière Au gros bleuet de Saint-David-de-Falardeau, la récolte est désastreuse. «C'est pourri», affirme d'emblée Paul-Eugène Grenon, copropriétaire de l'entreprise. L'an dernier, le producteur a récolté 310 000 livres de bleuets. Cette année, il a peu d'attentes. «Si j'atteins 100 000 livres, je vais être content. C'est certain qu'on ne fera pas nos frais.»

La bleuetière qui offre habituellement l'autocueillette a même dû fermer ses champs aux visiteurs cet été. «Ça ne serait pas intéressant pour les cueilleurs. On n'invite pas des gens à sa table quand on n'a rien à manger», illustre-t-il.

La situation désole le producteur, mais ne le surprend pas. «Le gel survenu cet hiver alors que les plans étaient peu couverts, ça ne pardonne pas.»

Le président de la bleuetière Coopérative Albanel, Alain Bouchard, pense que la moitié seulement de la quantité de bleuets cueillis l'été dernier par les membres sera récoltée cette année.

«L'an dernier, c'était une saison moyenne et nous avions cueilli deux millions de livres de bleuets. Cette année, c'est une mauvaise saison. On pense récolter environ un million de livres», confirme-t-il.

Les choses sont un peu moins sombres à la bleuetière Coopérative de Saint-Léon de Labrecque où entre 30% et 40% de la production a été endommagée par le gel hivernal. «Certains secteurs ont été touchés, d'autres pas du tout. On peut se compter chanceux comparativement à d'autres bleuetières», affirme Manon Dufour, responsable du secteur agrotouristique de l'endroit.

La saison touristique qui débute habituellement vers le 27 juillet a été amorcée le 5 août seulement.

«On a une semaine de retard. Le bleuet est quand même gros parce qu'il y a eu de la pluie abondamment, mais il a manqué de soleil pour qu'il devienne bleu.»

L'an passé 2,5 M de livres de bleuets ont été récoltés dans les champs de la coopérative, un record. «Cette année, on pense récolter 1M ou 1,2M de livres. C'est une année moyenne.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer