Marchés aux puces... virtuels

André Harvey admet que les pages Facebook jouent... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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André Harvey admet que les pages Facebook jouent un rôle sur la clientèle des marchés aux puces.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Il est maintenant possible de visiter des marchés aux puces simplement en navigant sur Facebook.

«Ici, on vend n'importe quoi», «Annonces classées du Saguenay-Lac-Saint-Jean», «Marché aux puces virtuels Saguenay/Lac-Saint-Jean», «Choses à vendre ou à donner». Les ventes de garage virtuelles via Facebook gagnent en popularité depuis quelques années. Et les effets se sont sentir chez les marchands de puces.

Au cours des derniers mois, de nombreuses pages Facebook destinées à la vente d'objets usagés ont été créées pour les citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Vêtements, meubles, voitures, gadgets électroniques, jouets; des milliers de membres suivent différentes pages Facebook. Un phénomène qui ralentit les affaires des marchés aux puces réels.

«Déjà qu'avec les sites de ventes sur Internet c'était plus difficile, maintenant avec Facebook, on s'en rend compte. C'est certain que ça nous nuit. Les gens qui achètent sur Facebook ne viendront pas nous voir et ceux qui vendent ne viendront pas non plus», a affirmé une dame qui tient un kiosque au marché aux puces situé sur la rue Sainte-Anne, dans le centre-ville de Chicoutimi.

Même chose chez la dame qui tient le kiosque de ventes de livres usagés. «Je reçois et je vends moins de livres d'année en année. C'est surtout Internet qui nous nuit, que ce soit Facebook ou d'autres sites web», a indiqué la dame qui oeuvre dans ce domaine depuis plusieurs années.

Pour André Harvey, qui tient un kiosque depuis maintenant deux ans, les ventes sur Internet ont assurément joué un rôle sur la clientèle en chair et en os des marchés aux puces.

«Ce sont des clients que nous n'avons pas. Mais moi je fais ça pour voir des gens et pour avoir du plaisir. Je ne fais pas ça pour me mettre riche. De toute façon, il n'y a pas de personnes qui travaillent dans les marchés aux puces qui sont riches!», lance le chauffeur d'autobus retraité.

Les marchés aux puces sont d'ailleurs de plus en plus rares dans la région. À Jonquière, le marché qui était situé à Kénogami est fermé depuis belle lurette. À La Baie, aucun marché aux puces n'a élu domicile sur le territoire.

Ceux qui souhaitent faire des trouvailles doivent donc se rabattre sur le centre-ville de Chicoutimi, Saint-Fulgence ou Saint-Nazaire. Quelques antiquaires ont également pignon sur rue au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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