La semaine dernière, le coroner ne recommandait rien de moins que la saisie, pour une période de 30jours, des cellulaires des automobilistes qui textent au volant ou qui l'utilisent sans dispositif mains libres.
Le Progrès-Dimanche a donc voulu sonder la population afin de connaître son opinion à ce sujet. Toutes les personnes rencontrées estiment que cette mesure n'a rien de drastique. Pour certains, la recommandation est même trop clémente. «Je confisquerais le téléphone à vie», a lancé Paul Desrosiers, qui a failli avoir un accident en moto dernièrement à cause d'un automobiliste qui textait au volant.
«Je ne trouve pas cette recommandation très sévère, texter au volant est tellement dangereux, je ne comprends pas ceux qui le font», a indiqué Jessica Larouche.
Louis-Marie Desbiens est 100 % d'accord avec la recommandation du coroner. Même s'il n'a pas de cellulaire, il suppose que texter en conduisant est une énorme source de distraction.
Le conseiller municipal Jean-Yves Provencher n'a jamais texté au volant. Et il surveille de près ses enfants à ce sujet. «Il faudra prendre des mesures drastiques pour enrayer ce problème», note le conseiller.
«Lorsqu'on texte au volant, on va tout droit vers un accident. Les textos sont devenus un vrai fléau», note de son côté Kathie Gauthier.
«Le simple fait de changer de poste provoque une distraction. Imaginez écrire un message, c'est complètement fou», lance la mère de trois enfants, Véronique Chouinard. Même son de cloche du côté de Denise Blackburn, qui qualifie de terrible le fait de texter en conduisant.
Félix Giroux admet jeter un oeil à son cellulaire lorsqu'il conduit. Mais jamais il ne prendra le risque de texter. «C'est très dangereux. J'ai déjà failli avoir un accident à cause du cellulaire», note le jeune homme.
Publicité
Par ailleurs, la récente campagne de publicité de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) sur les textos au volant fait son chemin. «Oui, c'est frappant. J'espère que ça va faire réfléchir les gens», note Véronique Chouinard.
D'autres estiment que la publicité n'est pas assez violente. «Ça va faire réfléchir quelques personnes, mais les gens vont continuer à texter», note Louis-Marie Desbiens.
Il y a encore un grand travail d'éducation à accomplir, note Paul Desrosiers. «C'était la même chose avec l'alcool au volant. Ç'a pris des années avant de régler le problème. J'imagine que ça va être la même chose avec les textos», estime-t-il.