De son humour et son énergie, le chanteur me faisait penser à Dédé Fortin des Colocs. Des instruments variés en passant par une trompette, un saxophone, un rack à triangle et même une poubelle en guise de percussion s'harmonisaient sous les yeux des spectateurs qui découvraient ce groupe pour la première fois. Imprégné d'influences très québécoises, on retrouvait même une chanson à répondre dans leur répertoire.
« Quand j'étais petit, mon grand-père m'appelait son p'tit torvisse », a confié le chanteur pour expliquer le nom de son groupe. De sa grand-mère, Marco a appris à turluter ! J'aimerais tellement apprendre à turluter. C'est pourtant simple, m'a répondu Marco, t'as qu'à dire « y a du lait, y a de l'eau » le plus vite possible. Turbulent et très malcommode, sa grand-mère avait aussi réalisé un autre exploit avec son petit-fils en lui apprenant à tricoter. Le voir assis pendant quelques heures étonna toute la famille ! Finalement, c'est sur une scène que Marco a convenu de dépenser son énergie au grand bonheur de nos yeux et de nos oreilles.
Mais le talent comporte son lot de dangers. « Pour notre premier album, on s'est fait flouer par des gérants qui ont voulu gérer notre portefeuille. Au bout de 12 000 $ d'investissement, on avait un album. » Pour le deuxième album, le groupe voulait prouver à l'industrie qu'avec 300 $ il pouvait avoir un excellent album. Ils ont loué un chalet, installé quelques fils, plogué quelques instruments et voilà, le tour était joué.
Au bout de deux heures à rire, giguer et taper des mains au rythme des tounes qu'ils ne connaissaient même pas, tous les spectateurs se sont rués sur leurs albums. J'ai fait de même. D'ailleurs, sur leur deuxième album, j'envie Louise-Josée Mondoux d'avoir une chanson qui porte son nom.
Pour se procurer leur album, il suffit de se rendre sur iTune ou sur www.bluetracks.ca. En octobre, ils seront disponibles sur le site www.marcoetlestorvis.com qui est présentement en reconstruction et un mois plus tard ils seront distribués un peu partout.