« J'ai travaillé durant sept ans au magasin Woolworth. J'étais payée 10 cents par mois pour faire du travail de bureau. Il faut dire que j'avais mon cours secondaire. En 1938, nous n'étions que quatre filles à se rendre à la neuvième année », a expliqué Mme Ellefsen. Après s'être marié avec Roger Ellefsen en 1946, celle-ci a laissé de côté ses projets professionnels.
« C'était comme ça à l'époque. J'aurais aimé continuer mes études, mais je devais m'occuper de mes quatre enfants. Toutefois, je n'ai pas de regrets », a raconté celle qui s'est consacrée au bénévolat. « Je voyais qu'elle était capable de faire avancer les choses. Je savais qu'elle aimait faire du bénévolat », a ajouté son mari Roger Ellefsen. Ce dernier s'est également impliqué bénévolement, suivant sa femme dans certains de ses projets.
« J'avais des amis partout et j'étais toujours prête à rendre service. C'est pourquoi je me suis impliquée dans autant de projets différents », a mentionné Mme Ellefsen. « Quand on fait du bénévolat, on donne, mais on reçoit aussi en retour », a ajouté la dame visiblement verbomoteure.
La contribution bénévole la plus marquante de Georgette Ellefsen fut sans doute son implication pour la Table régionale de concertation des aînés du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette dernière fait partie de la première équipe en 1980 avant d'en devenir la présidente de 1985 à 1988. Durant ces trois années à la tête de la Table, le nombre de membres est passé de 150 à 1500, signe de la détermination que Mme Ellefsen met dans tous ses projets. « À ce moment-là, il n'y avait que des hommes à la Table. Certains doutaient que je sois capable d'être présidente parce que j'étais une femme. Je leur ai montré que les femmes sont autant capables que les hommes », a lancé la dame.
Parallèlement à son implication à la Table de concertation des aînés, Mme Ellefsen consacre beaucoup de son temps en tant que membre de l'AFÉAS. C'est avec eux qu'elle deviendra l'une des pionnières du recyclage dans la région en 1982. « Dans ce temps là, il n'y avait pas de bac bleu comme aujourd'hui. Les gens ne connaissaient pas ça. J'ai faisait du porte-à-porte pour sensibiliser la population et les autorités », a-t-elle expliqué.
Généreuse de son temps, mais aussi envers les autres, c'est Mme Ellefsen qui a insisté pour donner le nom de Pierrette Gaudreault au centre culturel du Mont-Jacob. « Les gens n'étaient pas tous d'accord, mais j'ai mis de la pression. Elle en avait tellement fait pour le centre culturel. J'ai pris rendez-vous avec le maire de Jonquière à l'époque, Camille Tremblay, et le dossier c'est réglé », a raconté la dame.
« Le bénévolat m'a rendu heureuse. C'est ce qui m'a gardé jeune », explique Georgette Ellefsen. « Quand t'aime faire de quoi, tu ne te fatigues pas et elle a de l'énergie à revendre », conclut son mari Roger.