Un exemple de persévérance

La directrice générale de Couture Perséides 3D, Lise... (Photo Rocket Lavoie)

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La directrice générale de Couture Perséides 3D, Lise De Champlain, a relancé la coopérative fondée par d'anciennes couturières de Chlorophylle en 1998, qui a déclaré faillite au printemps.

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(JONQUIÈRE) Le titre de Personnalité du mois de juillet 2012 Le Quotidien/Radio-Canada est décerné aujourd'hui à Lise De Champlain, directrice générale de la coopérative Perséides confection hi-tech de Jonquière. L'honneur vise à souligner la persévérance dont cette dernière a fait preuve en relançant à deux reprises l'atelier de couture où elle oeuvrait, à la suite de difficultés financières. À travers Mme De Champlain, le titre souligne aussi les efforts des couturières de la coopérative qui ont choisi de se regrouper à chaque fois et à retrousser leur manche afin de conserver leurs emplois et de générer de l'activité économique au SaguenayLac-Saint-Jean au sein d'une industrie qui traverse de grands bouleversements.

Deux ans de travail acharné pour sauver l'atelier de couture Perséides confection high-tech n'auront pas découragé la directrice générale de la coopérative, Lise De Champlain, qui a décidé de relancer l'entreprise quelques mois seulement après sa faillite survenue au printemps dernier.

La coopérative, qui a été fondée en 1998 par les anciennes couturières de l'entreprise régionale de vêtement plein air et urbain Chlorophylle, devient maintenant une entreprise familiale. Lise de Champlain et sa soeur, Réjeanne De Champlain, qui occupe le poste de directrice administrative, ont racheté le matériel de l'ancienne coopérative du secteur Rivière-du-Moulin, à Chicoutimi.

En quelques mois de mars au début du mois de juillet, elles ont orchestré le déménagement des imposantes installations dans un plus petit local. L'entreprise, qui porte maintenant le nomConfection Perséides 3D, occupe l'ancien bâtiment d'une compagnie d'asphaltage, sur la rue Dubose, dans le secteur Arvida, à Jonquière.

La coopérative n'a eu d'autre choix que de mettre la clé sous la porte le 19 juin. L'entreprise de 22 employés avait réussi à se remettre avec brio d'un premier coup dur en 2005. Un de leurs clients avait déclaré faillite et n'avait pas payé ses dernières factures. La même situation s'est reproduite en 2010, lorsque deux clients importants ont déclaré banqueroute, laissant en plan des factures totalisant 100 000$.

Nouvelles difficultés

«Nous avons voulu restructurer l'entreprise en obtenant plusieurs prêts, explique Lise De Champlain. Nous avons eu l'aide de plusieurs firmes spécialisées dans le domaine et avoir pu compter sur le soutien du Centre local d'emploi. On était techniquement en faillite depuis 2010, mais on pensait pouvoir s'en sortir.» Au printemps, le propriétaire de leur local de la rue Neil-Tremblay a fait savoir à Mme De Champlain que la coopérative devait quitter les lieux, après avoir accepté un retard de paiement de plus de 50 000$ en loyer.

L'entreprise, qui avait un chiffre d'affaires de 800 000$, croulait sous des dettes d'emprunts, de parts sociales en plus des retards de facturation, le tout pour un total de 500 000$. «Je me suis alors demandé si on s'était battues pendant deux ans pour rien, laisse tomber Mme De Champlain avec émotion. Le plus difficile a été sur le plan humain. Les membres de la coopérative et les employés ont perdu beaucoup d'argent avec leurs parts sociales. Ce n'est pas ce qu'on voulait, mais on n'a plus eu le choix. Ce n'est pas parce qu'on ne s'est pas battues.»

Nouveau défi

Celle qui a débuté dans le domaine de la couture il y a 25 ans ne se doutait pas qu'elle serait un jour à la tête d'une entreprise. «Cela faisait huit ans que j'étais directrice générale de la coopérative, mentionne Lise De Champlain. Je crois que ce qui m'a donné la force de relancer l'entreprise, c'est les filles. C'est la force de collaboration. Je me suis dit qu'on allait réessayer. Je les ai rencontrées une après l'autre et elles m'ont dit qu'elles étaient prêtes à embarquer.»

Mme De Champlain a pu compter sur le soutien de sa famille, des employés et de plusieurs clients pour mettre en place des conditions favorisant la relance de l'entreprise. Toutes les dettes étant effacées, les 19 travailleuses qui ont voulu reprendre leur emploi ont pu le faire dans les premiers jours de juillet.

L'avenir s'annonce déjà prometteur pour Confection Perséides 3D, qui se consacre à la fabrication de manteaux de sport et de plein air ainsi qu'à la confection d'uniformes. Le carnet de commandes est rempli et la nouvelle entreprise aura vraisemblablement le même chiffre d'affaires que la coopérative. La directrice générale compte même engager quelques couturières pour répondre à la demande.

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