La foi en mon Royaume

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Noëlle Potvin... (Photo courtoisie)

Agrandir

Marie-Noëlle Potvin

Photo courtoisie

 

Le débat
Le Quotidien

DÉBAT / L'exode des jeunes est une problématique encore bien réelle. Entre 2014 et 2015, la population régionale a diminué de quelque 600 âmes selon l'Institut de la statistique du Québec. L'agente de communication au Regroupement action jeunesse 02, Marie-Noëlle Potvin, et le président de l'entreprise Web Shop, Keyven Ferland, s'expriment sur le sujet.

L'exode des jeunes, c'est gros, ça fait peur. Juste d'y penser, j'en ai presque mal au ventre. J'exagère à peine. Pourquoi? Parce que c'est une vraie de vraie problématique et que personne dans la région ne le souhaite. Malgré tout, ça existe quand même, ça plane au-dessus de nos têtes et ça ne va pas en s'améliorant.

C'est un peu comme les algues bleu-vert, en plus complexe, car il est bien difficile d'en trouver la cause exacte... Imaginez l'ampleur de la mission : découvrir LA solution pour contrer l'exode des jeunes. Honnêtement, je me sens comme dans un film de Mission Impossible, les effets spéciaux en moins.

En fait, chaque jeune qui part de la région a son histoire, ses raisons; les études (la plupart du temps), le boulot, l'amour, le besoin de changements. Bref, la liste de raisons est longue, presque autant que celle des jeunes qui décident de s'établir au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Parce que oui, ça aussi ça existe! Même s'ils sont moins nombreux, les « revenants » méritent qu'on parle d'eux. Vous savez, ces jeunes qui ont le courage de venir s'établir dans le bois, loin de toute civilisation, tsé, là ou y'a pas de jobs? (soupirs) On en connait tous deux ou trois, quand même.

Même s'il est impossible de s'attaquer à l'exode des jeunes comme on répare un bras cassé, il y a de l'espoir. Il est effectivement envisageable de chercher à comprendre la dynamique régionale, de travailler à réunir et à valoriser les facteurs qui rendent une région accueillante. Aussi nombreux soient-ils. En réalité, ça s'est déjà fait. Eh oui, la région a fait sa part pour retenir ses jeunes et en attirer d'autres. Elle a été la première au Québec à se doter d'une stratégie élaborée pour contrer le départ des jeunes : MigrAction. Si vous ne connaissez pas, ça manque à votre culture de Saguenéens et de Jeannois. Et elle vit encore, cette stratégie. Plus modestement que dans ses beaux jours.

Heureusement, plusieurs acteurs régionaux y croient toujours. J'aimerais vous les nommer, ceux qui y travaillent encore, ceux qui gardent la flamme vivante, parce qu'ils mériteraient tellement cette petite tape dans le dos. Mais, j'aimerais encore plus vous parler de ceux qui ont mis la hache dans ce programme extraordinaire, pour que l'on s'en souvienne.

Top-5

Cependant, pour une fois, je veux enlever mon « chapeau » MigrAction. J'ai voulu réfléchir à ce qu'on peut faire, individuellement, face à ce défi qu'est l'exode. En fait, j'ai pensé vous faire mon top-5 de ce qui rend ma région aussi belle, pour la vanter un peu. Pour vous donner le goût de le faire aussi. C'est certain que mon top 5 ne vaut pas plus que le vôtre. Les goûts, ça ne se discute pas. En fait, oui, ça se discute dans le sens où l'on peut en jaser entre nous. Parce que plus on en parle, plus on risque de se contaminer, de propager la bonne nouvelle, de rayonner.

En commençant à faire la liste, j'ai comme ressenti un malaise. Quelque chose, qui m'empêchait d'assumer pleinement ce que je voulais écrire, même si je le pense en maudit que ma région est la meilleure de toutes. Je pense que c'est parce que j'ai eu peur que ça sonne « culcul », réchauffé, peu spontané et beaucoup trop orchestré. Parce que finalement, c'est personnel.

Vous savez ce qui m'a le plus frappée? Juste de faire l'exercice avec moi-même a fait grandir ma foi en ma région. J'ai réalisé que mes croyances sont profondes. Ça a fait augmenter mon attachement à ma région et ma motivation à la défendre. C'est comme si j'avais vécu ma première communion, ma confirmation et mon mariage dans la même demi-heure. Ce n'est pas peu dire. Amen.

Marie-Noëlle Potvin

Agente de communication au Regroupement action jeunesse 02 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer