Alexandre, l'homme d'État

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Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean... (PHoto André Pichette, archives La Presse)

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Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean

PHoto André Pichette, archives La Presse

 

Le débat
Le Quotidien

DÉBAT / Le départ inattendu de Pierre Karl Péladeau a secoué le Parti québécois. À deux ans des prochaines élections générales, quelles seront les répercussions de cette démission ?

La sélection d'un chef se fait souvent au moment où le parti n'est pas au pouvoir et où les sondages sont au plus bas. L'ensemble de la population aura tendance alors à considérer cet exercice comme de la régie interne qui ne concerne que les membres du parti. Pourtant, c'est tout faux: c'est à cet instant précis que l'histoire est au rendez-vous. La probabilité que le prochain chef du PQ devienne un jour premier ministre du Québec demeure très élevée.

Certains diront que le PQ cherche un sauveur qui mènera le parti au grand soir. Moi, je cherche avant tout un chef d'État. Un homme ou une femme par qui l'«État» transcende. Un politicien qui ne jouera pas dans la «politicaillerie» partisane. Un gentleman qui, avec passion, saura nous donner une direction tout en connaissant bien ce que la population recherche. Un chef ouvert, porté vers la tolérance et la découverte de l'autre plutôt que par la peur de l'autre. Un chef rêvant des meilleures aspirations pour son peuple, mais pragmatique et ne tombant pas dans le dogmatisme. Quelqu'un de réaliste, capable de mobiliser et d'unir les gens plutôt que de diviser pour régner. Un chef qui me représentera dignement auprès de ses homologues d'autres pays, et dont je pourrai dire avec fierté: «Voici mon premier ministre!».

Depuis qu'Alexandre Cloutier est mon député, je ressens cette fierté et je vote toujours avec enthousiasme. Au-delà des définitions, mon instinct me dit que j'ai affaire à un homme d'État. Ce sentiment, je l'ai depuis longtemps, et ce, avant même qu'Alexandre se lance en politique. Je l'avais d'ailleurs au moment d'annoncer mon retrait de la vie politique. Plusieurs m'avaient critiqué d'appuyer quelqu'un à ma succession, mais en plus, un inconnu. Je me rappelle des sourires moqueurs et des doutes des journalistes lorsque j'affirmai à l'époque que ce candidat avait la trempe d'un futur premier ministre.

Lors de la dernière course, alors qu'il ne partait avec aucun appui, il a su tenir le cap avec rigueur et fougue, et parvenir à se hisser au second rang face à un candidat propriétaire d'un empire médiatique et porteur d'immenses espoirs reliés à son passé économique. Plutôt que de souffrir d'«aplaventrisme» dans l'espoir d'obtenir un quelconque poste, il s'est tenu debout et est parvenu à faire craindre à l'équipe de PKP un deuxième tour, le tout avec une fraction du budget du gagnant.

Parfaitement bilingue, habile avec la classe politique française et ayant étudié à Cambridge en Angleterre, il saura nous représenter avec brio sur le plan diplomatique et économique. Alexandre a su, comme simple député, se faire remarquer par la classe politique européenne. C'est pourquoi l'ex-déléguée du Québec à Paris, Louise Beaudoin, l'a choisi pour lui transférer ses nombreux contacts européens. Enfin, l'un des grands défis du Québec est la conciliation de la métropole avec les régions du Québec. Or, Alexandre connaît très bien la réalité et les besoins de l'urbanité, mais étant natif, résidant et attaché à notre région, il saura très bien conjuguer les deux réalités.

Aujourd'hui, en regardant le parcours politique d'Alexandre, je suis convaincu plus que jamais qu'il a la trempe d'un PM, mais encore plus, celle d'un chef d'État. Son parcours de député et de ministre des Affaires intergouvernementales l'a amené régulièrement à négocier dans l'ombre, avec ses collègues ministres, des avancées pour le Québec. Par la bande, il est parvenu à tirer beaucoup pour notre comté. Son parcours sans fautes l'a amené, à 37 ans, à aspirer à devenir chef. Jeune, il est déjà un politicien expérimenté doté d'une grande intensité, d'une attitude réfléchie et d'un jugement sûr. Le Québec est face à un choix important et il faut saisir l'invitation que nous lance Alexandre: nous redonner un Québec ouvert, juste, éduqué et à la hauteur de nos aspirations...

Stéphan Tremblay, ancien député péquiste.

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