Élection partielle: créer de la richesse

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Le 11 avril, les contribuables de Chicoutimi éliront un nouveau député à... (Photo 123RF)

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Le débat
Le Quotidien

Le 11 avril, les contribuables de Chicoutimi éliront un nouveau député à l'Assemblée nationale. Quels sont les enjeux de la campagne pour les aspirants au siège laissé vacant par Stéphane Bédard ? Éric Dufour est vice-président au sein de la firme Raymond Chabot Grant Thornton.

La région traverse une crise sans précédent et le temps est venu de passer en vitesse supérieure. Mettre en place des mesures favorables autour des entrepreneurs, revoir notre modèle régional et soutenir ces grandes créatrices d'emplois que sont les PME, voilà le défi de nos députés.

Les candidats à l'élection partielle dans Chicoutimi doivent fait part de leurs intentions. Il nous faut des députés proactifs qui se mettent à table avec les entrepreneurs pour créer de la richesse. Les gens d'affaires en ont ras le bol et le temps de la chicane est révolu. Nos nouvelles générations n'accepteront pas les conflits: il faut changer notre façon de penser.

Le cadre réglementaire qui existe autour des PME est beaucoup trop lourd et il faut l'alléger. Les gens d'affaires manquent de confiance en raison de la lourdeur et des délais. L'impact est considérable sur la motivation de nos entrepreneurs.

Pour créer de la richesse et améliorer l'économie dans notre région, il faut entre autres permettre aux gens d'utiliser leur REER pour appuyer financièrement les démarrages et les relèves d'entreprises Il y a une quantité importante de baby-boomers avec des fonds de pension, des fonds de relève, mais ils ne peuvent pas utiliser leur REER pour soutenir les sociétés de leurs enfants ou leurs connaissances dans un projet d'entreprise. Ce sont des capitaux qui dorment et qui pourraient plutôt servir à stimuler l'économie en créant de l'investissement et de l'innovation.

Il est important de stimuler la relève entrepreneuriale. Des éléments concrets doivent être apportés aux lois pour faciliter les transferts d'entreprise et rendre équitable, sur le plan fiscal, le transfert intergénérationnel. Assurer le maintien d'un leadership régional avant que des gens d'affaires de l'extérieur, des entreprises, ne viennent acheter nos PME, voilà un défi primordial à relever.

Le processus de soumissions publiques québécois est à revoir. Favoriser le moins cher a un impact et un coût pour la société. Des entreprises investissent dans le savoir et la compétence. L'économie ne va pas bien: un contrat arrive et au lieu d'être trois à soumissionner, ils sont 17. C'est très pervers. Il y a un risque de promouvoir la mauvaise qualité et l'incompétence.

Comme dans certains pays d'Europe, nous devons enlever le plus bas et le plus haut soumissionnaires, faire la moyenne de l'ensemble et favoriser la qualité. Sur le terrain, les entrepreneurs sont découragés. Ils ne sont pas capables d'obtenir de contrat et la seule façon d'y arriver est de couper, aller en bas du prix coûtant et, conséquemment, faire des pertes et éliminer des emplois.

Même chose avec l'idée qui vise à rembourser les frais de déplacement des firmes d'ingénieurs de la métropole qui viennent travailler dans les régions. C'est un non-sens qu'il faut revoir.

Il faut changer la culture régionale face à la richesse et être à l'aise d'en parler.

Avec Arianne Phosphate, un projet de 1,2 G$, il faut que tous les députés, peu importe le parti, se mettent autour de la même table pour favoriser l'éclosion de ce projet. C'est vital pour notre région! Une économie en santé favorise une meilleure santé des personnes et des systèmes social et éducatif. C'est aussi la même chose avec projets structurants comme celui de GLN qui générerait des milliards de retombées et qui créerait d'importants emplois bien rémunérés.

Il faut que les gens se tiennent et il ne faut plus que les réfractaires soient mieux organisés. Il faut se donner les moyens de nos ambitions. C'est la condition à notre réussite collective!

Il faut croire au virage jeunesse. Sommes-nous en train de travailler un Québec pour nos jeunes? Il faut les intégrer davantage autour des tables de discussions, quitte à imposer des mesures législatives pour forcer leur intégration dans nos postes démocratiques. Ce sont nos grands gestionnaires de demain. Il faut les appuyer fermement dans leurs réalisations!

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