L'essentiel trait d'union

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Marc Asselin... (Archives Le Quotidien)

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Marc Asselin

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Le débat
Le Quotidien

DÉBAT / Plusieurs intervenants se sont prononcés cette semaine sur l'avenir de notre région, sur les spécificités du Saguenay et du Lac-Saint-Jean et sur l'importance d'avoir une voix commune pour la défense des intérêts régionaux. Certains ont déploré l'absence d'une vision à long terme chez les élus. J'ai pris connaissance de chaque texte avec intérêt en étant parfois en accord, parfois non.

Depuis la fin de la Conférence régionale des élus, force est de constater que nous n'avons pas trouvé de nouvelle tribune de concertation qui veillera à garder le trait d'union essentiel dans le nom de notre région: Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des efforts ont été faits dans ce sens et j'ai confiance que nous trouverons ce chien de garde à qui nous indiquerons le chemin pour se rendre à Québec et Ottawa, par les routes 175, 169 et 155. Une table de discussion a été proposée et cette avenue mérite d'être explorée avec ouverture d'esprit par les élus qui ont la volonté de travailler ensemble.

Plusieurs dossiers nécessitent que les préfets, maires et mairesses parlent d'une seule voix, entendent les membres de la société civile et regardent vers une même direction. Pensons à l'autoroute Alma-La Baie qui a disparu du plan québécois des infrastructures alors qu'un consensus existe entre les élus et les propriétaires des terrains concernés. D'ailleurs, malgré certains commentaires, cette route s'appelle toujours autoroute Alma-La Baie et je continuerai de dire haut et fort qu'elle est essentielle pour un développement économique équitable entre les municipalités.

Comme élu, notre premier devoir est envers ceux et celles qui nous ont choisis pour voir à la progression et à la bonne gestion de leur municipalité, à une utilisation judicieuse et honnête des fonds publics afin d'offrir les meilleurs services à la population. Immanquablement, entre municipalités, il existe une certaine forme de compétition. Nous souhaitons tous attirer plus de citoyens et d'entrepreneurs. Nous visons tous à être les premiers au fil d'arrivée des programmes de subventions pour bâtir et moderniser des infrastructures au bénéfice des citoyens. Soyons honnêtes, l'unité régionale a certaines limites.

150 ans à voir grand

En 1986, le Conseil Économique d'Alma et de Lac-Saint-Jean tenait un colloque sur l'avenir d'Alma et publiait une stratégie de développement économique à la demande du conseil de ville et du maire de l'époque, M. Gabriel Fortin. On y trouvait de grands objectifs pour qu'Alma diversifie sa base manufacturière par l'expansion des entreprises existantes, en se dotant d'infrastructures industrielles adéquates et par la prospection auprès d'investisseurs potentiels. On visait aussi à augmenter l'attractivité du milieu et la rétention des touristes en positionnant l'image de marque d'Alma. Au plan commercial, on prônait déjà l'importance de l'achat local. Et ce n'est qu'un exemple parmi les exercices de réflexion semblables tenus au fil des ans.

Aujourd'hui, nous disposons d'outils de développement qui sont en lien avec ces recommandations. Nous les améliorons et en ajoutons de nouveaux. Pensons à l'agrandissement du parc industriel sud, à la création du parc technologique et de l'usine d'extrusion, aux missions économiques qui font valoir les compétences des gens d'ici et aux partenariats pour la promotion des parcs industriels de la MRC. Le défi de la diversification est encore d'actualité. Nous ne pouvons plus compter seulement sur les retombées des multinationales pour faire prospérer les municipalités de la région.

En 2016, nous dévoilerons notre première stratégie de développement durable qui nous projettera vers l'avenir une fois de plus, en ayant en main les outils légués par nos prédécesseurs et ceux que nous avons nous-mêmes créés.

Marc Asselin

«Il y a une volonté de négociation, mais... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

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«Il y a une volonté de négociation, mais si on doit aller en grève, on va y aller, affirme Marc Maltais. Les syndiqués sont solidaires et sont mobilisés.»

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Vers une région gagnante

DÉBAT / Nous voulons une région gagnante pour nous et pour nos enfants. Deux constats pour commencer. D'abord, le modèle «extractiviste» actuel où l'on exploite une ressource pour l'exporter dans sa forme la plus brute à l'extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean est révolu. Ensuite, la conférence de Paris sur le climat en décembre dernier a démontré qu'une économie basée sur le pétrole n'a pas d'avenir.

À ce tableau, il nous faut ajouter un troisième constat presque aussi malheureux: les élus de notre région semblent avoir une vision très bornée du leadership et de la prise de décision. Leur slogan: «Nous sommes élus pour décider!»

La Chambre des préfets symbolise parfaitement cette vision où ils sont seuls à avoir droit au chapitre, «dehors la société civile» ! La société civile, les parties intéressées et directement touchées par leurs décisions subiront, sans droit de cité, les décisions prises en leur nom.

D'ailleurs, le Sommet économique régional de juin dernier a bien illustré un malaise grandissant dans notre région. Souvenez-vous qu'une part importante de la collectivité a ressenti le besoin de se faire entendre en marge de celui-ci dans le cadre d'un «Sommet des oubliés».

Un élu décide, bien sûr, mais si la démocratie signifie plus qu'un petit vote aux quatre ans, alors nos élus doivent décider en générant de l'adhésion, de l'inclusion, un élan collectif! C'est exactement ce que veut dire le mot «concertation». La concertation de toutes les parties concernées par un problème socio-économique est au coeur du développement régional. Notre région et le Québec tout entier en sont le résultat probant.

Alors que des enjeux majeurs se dessinent devant nous, allons-nous laisser la fameuse «main invisible» du libre marché définir nos priorités? Allons-nous permettre que des intérêts étrangers, que leur siège social soit ici ou non, définir notre avenir? Non!

Démocratiser le développement économique régional permettrait de faire face aux défis environnementaux sans toutefois s'y limiter et nous permettrait d'assurer une transition juste et équitable des emplois dans la nouvelle économie sans carbone qui s'en vient, qu'on le veuille ou non.

Si nous travaillons ensemble plutôt que de nous diviser, les compétences et les atouts qui nous sont propres peuvent aisément se traduire en autant de tremplins pour la création d'emplois verts, en respect des communautés incluant les Premières Nations.

Par exemple, notre région peut et doit mettre en place rapidement des leviers qui permettront l'augmentation de la valeur par la deuxième et troisième transformation de nos ressources. Si nos leaders créaient les conditions d'un dialogue constructif, notre région aurait la capacité de définir sa propre politique industrielle pour assurer la pérennité et la robustesse de notre économie, pour adapter notre façon de produire et de consommer au 21e siècle.

Je crois en notre région et je crois sincèrement que la majorité de mes concitoyens et concitoyennes souhaitent ce type de concertation gagnante. Nous attendons maintenant la volonté politique nécessaire.

Marc Maltais

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