Aucune mesure pour favoriser la réussite

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mercredi, les quatre commissions scolaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Le Quotidien

Mercredi, les quatre commissions scolaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont réclamé publiquement le droit d'être entendues dans le cadre de la commission parlementaire portant sur le projet de loi 86, dont l'essence est de revoir l'organisation et la gouvernance des commissions scolaires du Québec. En débat, les points de vue du du ministre de l'Éducation François Blais et de la présidente du Conseil des commissions scolaires de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Roxanne Thibeault.

Roxanne Thibeault, présidente du Conseil des commissions scolaires régionales

Les quatre commissions scolaires de la région veulent être entendues lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 86.

Les élus des commissions scolaires du Saguenay Lac-Saint-Jean sont inquiets des répercussions importantes qu'apportera le projet de loi 86 modifiant l'organisation et la gouvernance des commissions scolaires. Nous demandons à être entendus lors de la commission parlementaire qui aura lieu à compter du 28 janvier prochain. Les enjeux sont trop importants pour que les régions n'y soient pas représentées.

Dernièrement, la Commission scolaire de Montréal ainsi que la Commission scolaire English-Montreal ont été invitées à émettre leurs opinions afin d'assurer l'équilibre des différents acteurs. Pour cette même raison et puisque les réalités régionales sont bien différentes de celles des grandes villes, nous souhaitons vivement que le ministre soit sensible à notre situation et à notre demande. Bien que la Fédération des commissions scolaires du Québec y soit invitée pour défendre les intérêts généraux, les régions doivent avoir l'occasion de se faire entendre pour faire valoir leurs particularités.

Bien qu'une des intentions annoncées du gouvernement avec son projet de loi était d'assurer la réussite du plus grand nombre d'élèves, le projet de loi déposé ne comporte aucune mesure concrète afin de favoriser la réussite scolaire des élèves qui sont pourtant le coeur de notre système public d'éducation. Qui plus est, par ce projet de loi, le ministre se donne des pouvoirs d'intervention très importants dans la gestion des commissions scolaires, au détriment des acteurs locaux qui connaissent leurs milieux et comprennent leurs besoins.

Qu'un ministre puisse imposer des actions aux commissions scolaires, sans la connaissance des particularités propres à chaque milieu, est aberrant. En région, les élus sont près des élèves, des parents et de la population. Une grande proportion d'entre eux ont des enfants à l'école et sont devenus commissaires suite à leur implication dans la structure scolaire. Ils sont les mieux placés pour prendre les décisions qui favorisent la réussite des élèves de leur territoire.

Ce n'est pas normal que nous, qui sommes des acteurs directement concernés par le sujet et qui ont quelque chose de pertinent à dire, ne puissions prendre part à cette consultation.

L'avenir de l'éducation est un enjeu de premier plan et la participation de tous devrait être préconisée afin de prendre les meilleures décisions possible, et ce, dans l'intérêt des élèves jeunes et adultes qui formeront la société de demain.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer