Aux commissaires de trancher

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Le siège social de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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ÉDITORIAL / Les élus de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay viennent à peine d'être nommés que déjà, ils doivent se prononcer dans un dossier controversé : celui du transport des élèves au secondaire. Le sujet sera à l'ordre du jour ce soir.

Avec les équipements dont elle dispose, la Société de transport de Saguenay (STS) estime pouvoir assurer les déplacements de quelque 2000 étudiants sur le territoire de la commission scolaire. C'est près de trois fois la clientèle actuelle, qui se chiffre à plus ou moins 700 élèves. 

À première vue, un mariage entre les deux entités semble tout à fait naturel puisqu'il implique des institutions publiques qui, fondamentalement, auraient avantage à travailler de pair pour alléger le fardeau fiscal des contribuables de Saguenay. 

Pourtant, les deux organisations sont à couteaux tirés, à un point tel que la STS a dû recourir aux tribunaux afin d'obtenir une oreille attentive auprès des autorités scolaires.

La logique voudrait que la commission scolaire capitalise sur un service existant, structuré, mais qui peine à composer avec la baisse démographique qui afflige la région. Une harmonisation des services contribuerait à la pérennité du transport en commun. 

Une clientèle durable

À la STS, l'un des principaux arguments évoqués est la valorisation du service auprès d'une génération qui, demain, fréquentera les cégeps et l'université de Saguenay. La société espère ainsi susciter une habitude chez les jeunes, qui représentent l'avenir du transport collectif. Aussi offre-t-elle des laissez-passer mensuels à prix réduit qui, selon les options présentées, pourraient être utilisés sur des plages horaires autres que celles des heures de classe. Quant aux sorties scolaires, du lundi au vendredi, le transport serait assuré sans frais supplémentaires pour tous les élèves, sans exception. 

Le concept se défend, dans la mesure où le gouvernement du Québec encourage fortement ce type de déplacement en zones urbaines. 

D'importantes répercussions

Dans son offre de services, la STS met également en relief que les huit autres sociétés de transport de la province bénéficient d'ententes avec les commissions scolaires de leur territoire respectif. Pourquoi en est-il autrement ici, à Saguenay ?

À l'heure actuelle, peu de personnes connaissent les conclusions du comité consultatif qui avait pour mandat d'analyser toutes les options en vue de la rencontre de ce soir. Or, quelle que soit la recommandation, une chose est certaine : la décision finale aura d'importantes répercussions sur l'une et l'autre des parties impliquées puisque la prochaine entente pourrait s'étendre sur une période de cinq ans. Aussi faudra-t-il que le choix final soit justifié et qu'il n'y ait aucune ambiguïté. 

Le bien commun doit faire partie intégrante de la réflexion, au même titre que les impératifs de sécurité et d'assiduité dans les transports. Mais ça, tout le monde en est bien conscient. 

En fait, l'élément qui laisse perplexe dans ce dossier n'est pas de savoir qui, du privé ou du public, est en mesure d'offrir la solution la plus adéquate, mais bien les réserves exprimées par la commission scolaire à l'égard de la STS. 

Car, ce n'est qu'en opposant deux soumissions qu'on est à même de déterminer laquelle est la meilleure. 

Et lorsqu'il s'agit de deniers publics, un tel processus d'analyse est non seulement souhaitable, mais essentiel.




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