Véloroute des «Beleuets»

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La Véloroute des Bleuets a remporté la médaille d'or dans la catégorie «Campings et site de plein air, de sports et de loisir».

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ÉDITORIAL / Produit d'appel qui fait la fierté de la région et qui lui a donné une place parmi les plus beaux lieux cyclables du monde, la Véloroute de Bleuets devient, pour cet été, le chemin des « Beleuets ». Tout le secteur, entre le Club de golf de Saint-Gédéon et le chemin Boudreault menant vers la Dam-en-Terre, à Alma, est impraticable pour quiconque recherche la sécurité et une surface acceptable, soit une piste cyclable digne de ce nom.

En fait, ce ne sont qu'une vingtaine de kilomètres (sur les 230) qui se trouvent hors d'usage, mais c'est suffisant pour que les amateurs de vélo ne puissent pas compléter en continu le tour du lac Saint-Jean comme vendu dans la publicité, à moins d'utiliser le réseau routier régulier, déjà fortement achalandé. Saint-Gédéon, par le rang des Îles jusqu'à Alma, est l'un des secteurs les plus fréquentés de la véloroute parce qu'il s'agit d'un passage obligé pour rejoindre le Parc national de la Pointe-Taillon. Le paysage bucolique, en aval et en amont de la passerelle en aluminium de la Dam 7, devra être oublié cet été.

Produit d'appel!

Ce secteur sera probablement condamné au cours des prochains jours en raison, surtout, du retrait du bitume sur la Grande ligne (entre Saint-Gédéon et Alma), qui passera l'été sur de la pierre d'un pouce de diamètre. Par surcroît, la route qui longe le terrain de golf ne devrait plus se classer non plus dans un projet de véloroute, qu'on veut un produit d'appel. Dommage que la région en arrive à ce point avec son produit d'appel parce qu'au même moment, de grands efforts sont déployés pour refaire la portion située entre le pont de la Belle-Rivière et le Rigolet, à Métabetchouan. La section est fermée pour le moment, avec une déviation sur la route régionale, mais reprendra du service dans quelques semaines, comme il a été planifié.

Cette détérioration n'est pas banale dans la mesure où, sur son site Internet, la Véloroute dit d'elle-même : La Véloroute des Bleuets constitue l'un des plus beaux exemples de concertation au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce projet, fortement appuyé par les différents intervenants du milieu régional, regroupe 15 municipalités, la Communauté montagnaise de Mashteuiatsh et la Corporation du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean ».

Il n'y a pas péril en la demeure, vous direz, avec raison, mais il est difficilement compréhensible qu'un équipement de ce statut, officiellement devenu « produit d'appel » au même titre que le Zoo de Saint-Félcien, Val-Jalbert et La Fabuleuse, ne réponde plus à ses propres critères. Il n'y a pas péril parce que, soit les cyclistes visiteront les segments plus sécuritaires et découvriront de nouveaux décors, soit ils contourneront les difficultés en empruntant les routes municipales ou régionales, en oubliant la tranquillité d'esprit.

Urgence

La pire chose que les élus locaux et régionaux peuvent faire est de démontrer une indifférence parce que dans cette industrie du tourisme, la concurrence est vive. En matière de réseaux cyclables, le Québec ne manque pas d'offres, notamment dans le Bas-Saint-Laurent, l'Estrie, l'incontournable région de Québec et le parc linéaire Le P'tit Train du Nord.

Dès ce matin, les décideurs concernés doivent travailler à mettre en place des mesures de mitigation, notamment étendre de la poussière de pierre sur la roche et prévoir des voies de contournement avec identification claire. Mardi, le directeur général de Liberté à Vélo, qui tient la Randonnée Hydro-Québec dans quelques semaines, Roger Filion, cherchait des solutions de rechange avec les autorités, dont la Sûreté du Québec. Sur ses 600 inscrits, 400 proviennent de l'extérieur de la région.

S'il fallait qu'un chroniqueur d'une revue spécialisée débarque incognito pour expérimenter notre Véloroute, il faudrait que notre tourtière soit vraiment extraordinaire pour lui faire oublier d'écrire à ses lecteurs que le secteur de villégiature à plus grande densité est impraticable pour l'été. C'est aussi vrai que les gens de la région ont la réputation d'être « chouenneux », mais de là à faire passer la brousse pour une véloroute, on peut en douter!

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