Croisières: un succès

Le quai d'escale de Saguenay... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le quai d'escale de Saguenay

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ÉDITORIAL / Le dévoilement d'une étude sur les 10 ans de l'aventure des croisières à Saguenay, la semaine dernière en conférence de presse, donne raison à la ville, selon les auteurs d'une étude.

Saguenay a su s'inscrire comme troisième destination sur le Saint-Laurent, après Montréal et Québec, et a développé un accueil incomparable, qui lui a valu quatre fois, au cours des cinq dernières années, le prix du meilleur accueil au monde, rien de moins.

Encore plus que les statistiques sur les retombées économiques, l'achalandage et la création d'emplois, le consultant, Jean Matuszewski, résume la décennie des croisières en trois points: c'était bel et bien une vision à long terme à l'époque, la réussite s'explique par un mélange d'investissement public et privé et, enfin, le rôle de l'économie sociale (notamment avec la Fabuleuse) est majeur.

Potentiel à développer

Le professionnel de la firme de E&E Data est si encouragé que les installations ont été aménagées d'abord pour la saison d'automne, puis sont arrivés des bateaux au printemps, alors que l'été constitue un excellent potentiel, sans compter que le projet de croisières en hiver peut être considéré comme sérieux en raison d'une nouvelle demande de la part des touristes du sud qui trouvent que l'Arctique se trouve un peu loin.

Et il y a les gros chiffres qui s'ajoutent: 300 000 visiteurs en 10 ans, 67 millions$ d'investissements, 1000 emplois annuels, etc., de quoi raviver les critiques des sceptiques. Matuszewski les affronte les doutes en sachant bien qu'une étude payée et commandée par Promotion Saguenay n'émet pas habituellement des conclusions dévastatrices.

Une chose est certaine, dira-t-il en entrevue, l'investissement dans cette infrastructure génère une activité qui n'aurait pas eu lieu autrement. C'est structurant, poursuit-il, en comparaison à un investissement pour le remplacement d'un système de réfrigération d'un amphithéâtre. Autre aspect souvent négligé localement, ajoute-t-il, «votre pavillon d'accueil est d'une beauté remarquable». En fait, le site au complet, incluant le village portuaire, est facile d'accès. Les touristes descendent quand ils peuvent mettre le pied à terre à la sortie du bateau.

C'est ce caractère unique qui fait que Saguenay en vaut le détour. Il rappelle que La Baie ne se trouve pas sur le Saint-Laurent, mais que les croisiéristes tiennent à y venir quand même. Ici, il n'est pas question pour l'auteur de comparer la région aux grandes destinations internationales, y compris Québec, où les touristes sont à 100 mètres de Place Royale, au pied du Château Frontenac.

À ceux qui doutent toujours des investissements, il réfère à Montréal, déjà bien pourvu en infrastructures et attraits, qui allongent 78 millions$ pour améliorer son accueil. Le maire Coderre souhaite voir passer les 91 000 visiteurs de 2015 à 100 000 en 2017 pour le 375e anniversaire de fondation de la ville.

Vive concurrence

Il y a ce «petit quelque chose» à Saguenay, fait d'un ensemble de détails, qui lui donne une longueur d'avance parmi les destinations qui pullulent sur le Saint-Laurent, telles Baie-Comeau, Gaspé, Trois-Rivières et Rivière-du-Loup. «À vous de garder cette avance», dit le consultant devant la concurrence.

Soixante-sept millions$, c'est beaucoup, mais les résultats sautent aux yeux. Le secteur a subi une transformation extraordinaire et chaque présence d'un bateau prend les allures d'une fête au village pour des milliers de Saguenéens et Jeannois. Quand le beau temps est au rendez-vous, La Baie déborde.

La même étude insiste: les croisiéristes descendent dans une proportion de 90 pour cent contrairement à la croyance populaire selon laquelle ils ont tellement tout sur leur navire qu'ils n'ont pas besoin de dépenser à terre. Non seulement ils le font, rapporte l'auteur, en plus, ils en recommandent une fois à la maison, quand ils sont satisfaits. Et le nom de Saguenay dépasse pour une fois l'intérêt de l'Europe francophone auprès d'Américains, qui n'arriveraient même pas à mettre le doigt sur New York sur une mappemonde! «Et votre fjord est habité», conclut-il.

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