Salut l'ami Jacques!

En 2004, Jacques Girard a lancé un livre... (Archives Le Quotidien)

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En 2004, Jacques Girard a lancé un livre soulignant les 50 ans de la Traversée internationale du lac Saint-Jean.

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Celui qui précédait le prénom de la personne à qui il s'adressait de «l'ami» ou «le beau» est parti observer le monde dans une autre dimension. Jacques Girard, cet ancien correspondant du Quotidien et du Progrès-Dimanche pendant près d'un quart de siècle, s'est éteint au cours des derniers jours, à l'âge de 69 ans, à l'issu d'un long combat contre la maladie. Dans la mort, c'est Jacques père et époux qui seront les plus évoqués par ses proches, mais il faut tout de suite ajouter qu'il laisse derrière lui des centaines et des centaines d'orphelins, à qui il a transmis l'amour de la vie, le goût de la littérature et la passion de la communication. Faut dire que Jacques s'était donné des tribunes extraordinaires pour atteindre ses semblables: l'enseignement, le journalisme et l'écriture.

À travers ses multiples facettes, Jacques Girard était une sorte de témoin à résidence, investi de la mission de raconter son coin de pays, son lac et la vie de tous les jours des siens. Affable, avec un sourire en coin en permanence sur son visage, sa voix amicale et rassurante, Jacques faisait couler l'eau du lac de sa bouche et voulait que tous sachent ce qui se passait chez lui. Jamais à court de sujets et d'idées, il était une source appréciable pour ses chefs de pupitre et de nouvelles.

Ceux qui l'auront fréquenté à distance, c'est-à-dire de la salle de rédaction de nos journaux, entendent encore la voix du chef de nouvelles, Pierre Bourdon, demander aux préposées Judith et Micheline, appelez-moi l'ami Jacques, svp! Entre son école et ses livres, Jacques courrait la nouvelle pour les lecteurs, mais ce qui l'intéressait avant tout, ce sont les gens qui faisaient l'actualité et il ne cessait de le répéter. Il n'y avait rien qui lui faisait plus plaisir que d'accueillir un collègue du Saguenay à Roberval pour faire admirer son lac.

Mon dernier chapitre avec l'ami Jacques, un hommage que la Traversée du lac m'avait demandé de dire sur une bande sonore, il y a quelques années. Quelques jours plus tard, Jacques avait joint un à un tous ceux qui avaient pris le temps de lui témoigner leur admiration. Dans la vie, une personne qui vous aborde tout le temps de cette façon: «allo mon beau...», finira tout le temps par manquer à l'humanité!

À sa conjointe, Diane et ses enfants, Renée-Claude, Marie-Christine et Maxime, toute l'équipe du Quotidien et du Progrès-Dimanche partage votre chagrin.

Salut l'ami Jacques!

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