L'attente a assez duré

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ÉDITORIAL / Il y a des dossiers qui tardent tant à aboutir qu'on cesse d'y croire. Le projet d'expansion du Parc national de la Pointe-Taillon en est voie de devenir l'un d'eux, et c'est sans surprise que certains élus se considèrent, aujourd'hui, tel le dindon de la farce.

En 2006, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a levé le voile sur un projet rassembleur : l'annexion au Parc national d'un archipel composé de huit îles situées au large d'Alma et de Saint-Gédéon. Deux ans plus tard, le 24 janvier 2008, des audiences publiques avaient lieu et une trentaine de mémoires étaient déposés. D'une voix presque unanime, les intervenants se sont prononcés en faveur de cette réalisation.

Depuis, l'agrandissement du Parc de la Pointe-Taillon a été maintes fois évoquée en campagne électorale, mais ne s'est jamais matérialisé. Pourquoi? Qu'attend donc le gouvernement de Philippe Couillard pour procéder à une annonce officielle?

À Québec, les fonctionnaires ont souvent plaidé l'acquisition de nouvelles terres et les difficultés administratives qui en découlent afin de justifier les retards. Cette étape serait toutefois complétée.

L'optimisme, puis le néant

Dans un article publié en septembre dernier sous la plume de la journaliste Laura Lévesque, le porte-parole du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Jacques Nadeau, était pourtant optimiste : « Nous sommes rendus à l'étape de la production de documents officiels qui seront joints au premier mémoire visant la modification des limites du parc. À moins d'un imprévu, l'agrandissement du Parc national de la Pointe-Taillon sera proposé au gouvernement au début de l'automne 2015. »

Depuis, c'est le silence total; le néant.

Une annonce positive serait pourtant accueillie avec enthousiasme dans le milieu, surtout qu'une enveloppe de 4 millions de dollars devrait être assortie au décret gouvernemental.

La MRC compte sur cette somme afin d'amorcer son nouveau plan de développement touristique, lequel s'articule principalement autour de ce projet. On songe, entre autres choses, à l'aménagement d'un terrain de camping à Saint-Gédéon ainsi qu'à des aires de villégiature sur les îles du lac Saint-Jean. Ces ajouts bonifieraient de façon significative le catalogue d'activités offertes dans la région.

Avant l'été

Entre les branches, des personnes proches du dossier laissent entendre qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres, que les ministères impliqués se lancent la balle. On dit encore que le réaménagement du chemin du Golf, à Saint-Gédéon, et l'amélioration d'une route d'accès au Parc, à Saint-Henri-de-Taillon, ne sont pas dans les cartons du ministère des Transports. Si cette information est juste, il y a lieu de se questionner très sérieusement.

En 2006, l'expansion du Parc national de la Pointe-Taillon était classée au premier rang des priorités de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Le maire de Saint-Bruno, Réjean Bouchard, qui était alors préfet, commentait ainsi ce vaste chantier : « Notre objectif principal est d'assurer de façon perpétuelle l'accès au lac Saint-Jean, et ce pour l'ensemble de la population. En ce moment, le privé s'est accaparé presque tous les accès à notre plan d'eau. C'est le plus grand et le plus beau projet collectif qu'on entreprend depuis la Véloroute des Bleuets. »

Le processus des audiences publiques étant terminé et les achats de terrains effectués, l'heure est venue de couper le ruban, maintenant, avant la fonte des neiges, pour que l'engouement suscité par une telle annonce ait un effet bénéfique sur l'achalandage touristique l'été prochain.

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