Des halles en héritage

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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François St-Gelais
Le Quotidien

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a récemment catégoriquement fermé la porte à la possibilité de déplacer les halles de Chicoutimi de la Zone portuaire vers le centre-ville même de l'arrondissement. Évidemment, le premier citoyen de la capitale régionale pourrait éventuellement changer son fusil d'épaule dans ce dossier d'ici la fin de son mandat. Mais compte tenu des avis plutôt tranchés qu'il a obtenus sur sa page Facebook, lorsqu'il a entrepris de prendre le pouls des citoyens sur la question, ce serait plutôt étonnant... D'autant plus qu'une virée sur le terrain, effectué par la suite par Le Quotidien auprès des artisans et des commerçants qui occupent présentement les halles, a démontré que ceux-ci préfèrent nettement demeurer sur la Zone portuaire.

Déplacer les halles actuelles au coeur même du centre-ville de Chicoutimi aurait certes permis de générer un nouvel achalandage dans le secteur du «bas de la Racine», lequel est lentement mais sûrement en train de se refaire une cure de jouvence. Mais, les arguments soulevés par les partisans du statu quo concernant les accès au stationnement et quant à la vocation populaire et culturelle du «Vieux-Port» se tiennent également.

La question du «où» étant donc réglée en ce qui concerne les halles, il reste aux autorités municipales à s'attaquer au «quand», au «comment», au «qui» et au «combien».

À court terme, il apparaît impératif que Saguenay et les responsables de la Zone portuaire effectuent les travaux de réparation requis afin d'assurer un confort décent aux commerçants et aux visiteurs qui fréquentent le site. Un toit qui coule avec des poubelles pour récupérer l'eau ne constitue pas une trame de fond qui incite au flânage et aux dépenses. Cela ne fait pas très invitant non plus comme carte de visite pour les touristes.

Ceci étant dit, la Ville et les gestionnaires du site ont intérêt à agir rapidement afin de revamper les halles et de doter le secteur du centre-ville de Chicoutimi d'un marché public à la hauteur des attentes des clients et des commerçants. À la hauteur, aussi, du décor offert par le Saguenay et les caps rocheux de sa rive Nord. Qui sait, cette nécessaire remise aux normes pourrait finir par donner un élan pour trouver, enfin, une quelconque vocation au terrain toujours vacant situé au pied de l'autogare, qui représente une cicatrice au coeur de la cité...

Ce qui est clair, en tout cas, c'est que le contexte est particulièrement favorable à la modernisation des halles chicoutimiennes et à l'implantation à Saguenay d'un véritable marché public. Les produits du terroir et les productions uniques d'artisans en tout genre ont définitivement encore et toujours la cote.

Et, justement, le Saguenay-Lac-Saint-Jean regorge de microbrasseries, de fromageries et de producteurs agroalimentaires qui offrent des produits variés et de très haute qualité. La région regorge aussi d'artisans talentueux dont le travail est susceptible de séduire autant les touristes que les résidants d'ici. Encore faut-il leur fournir une vitrine à la hauteur de cette production, bien située et bien aménagée, qui deviendra un véritable rendez-vous incontournable. Encore faudra-t-il ensuite que Saguenay, une fois cette vitrine aménagée, en fasse la promotion et offre aux commerçants et aux artisans qui souhaitent s'y implanter des conditions avantageuses pour ce faire.

Voilà un dossier qui pourrait permettre, au maire Tremblay, à relativement faibles coûts, de laisser un héritage tangible et durable de son administration au coeur de l'arrondissement de Chicoutimi, avant son départ de la scène politique municipale.

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