À l'assaut du fleuve!

«Des statistiques qui démontrent la pertinence de mousser... (PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE)

Agrandir

«Des statistiques qui démontrent la pertinence de mousser le retour du cabotage et du transport par cargo sur la voie maritime du Saint-Laurent, cette «autoroute» historique qui a permis la découverte, la colonisation et le développement industriel de l'Amérique du Nord délaissée au cours du 20e siècle», souligne notre éditorialiste.

PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François St-Gelais
Le Quotidien

La stratégie de mise en valeur de la voie maritime du Saint-Laurent du gouvernement du Québec, dévoilée en grande pompe au début de la saison estivale à Montréal, pourrait avoir davantage d'impacts positifs pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean que l'on pourrait le croire de prime abord. Le Groupe Riverin, une firme industrielle très connue dans la région, a causé la surprise, dernièrement, en confirmant sa volonté d'offrir un service de transport et de cabotage de marchandises sur le fleuve. Une volonté bien concrète et bien tangible! Car, en point de presse, à Forestville, le président de la nouvelle division «Groupe Riverin Maritime», Réal Riverin, a en effet présenté le tout premier navire de l'entreprise, le Jean-Joseph, un bâtiment capable de transporter 3300 tonnes de fret et de faire escale dans à peu près tous les ports et les quais qui jalonnent toujours le Saint-Laurent.

L'initiative est audacieuse. Le dernier service ce cabotage du genre sur la voie maritime remonte au milieu des années 70. Elle est également d'autant plus audacieuse qu'elle est le fruit d'un groupe industriel solidement ancré au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où la tradition maritime est moins développée depuis l'émergence de l'industrie de l'aluminium et la fin de l'époque du flottage du bois, et le fruit d'une entreprise plutôt réputée pour ses carrières, ses activités de construction et ses bétonnières. Ce sont d'ailleurs les besoins des usines de béton du groupe, basées dans le Bas-du-Fleuve, qui ont motivé la compagnie à se lancer dans le transport maritime. Dans un premier temps, le navire sera minimalement affecté au convoyage du sable et des pierres issus de ses carrières de Forestville.

Ses contrats internes devraient permettre de rentabiliser les activités du Jean-Joseph le temps que la Stratégie maritime du gouvernement du Québec commence à se déployer concrètement et à générer des retombées et de nouveaux besoins industriel et commercial. À ce moment, le Groupe Riverin Maritime profitera d'une longueur d'avance sur ses concurrents.

La nouvelle division du Groupe Riverin, du reste, pourra faire valoir l'argument environnemental afin de séduire des clients potentiels. Selon les données rendues publiques en point de presse, un plein chargement du Jean-Joseph représente l'équivalent de 150 poids lourds de moins sur les routes du Québec. De plus, selon la compagnie, le navire ne consomme que 160 litres de carburant par heure de navigation.

Des statistiques qui démontrent la pertinence de mousser le retour du cabotage et du transport par cargo sur la voie maritime du Saint-Laurent, cette «autoroute» historique qui a permis la découverte, la colonisation et le développement industriel de l'Amérique du Nord délaissée au cours du 20e siècle.

Du réseautage au sommet

Le Sommet économique régional du 18 juin dernier a permis aux entrepreneurs et aux principaux intervenants du milieu de pouvoir faire du réseautage et de pouvoir rencontrer, en privé, des ministres et des représentants d'Investissement Québec afin de pouvoir faire le point sur leurs dossiers respectifs. Cela a notamment permis aux gestionnaires du Zoo sauvage de Saint-Félicien de présenter de nouveau à la ministre du Tourisme, Dominique Vien, les grandes lignes de leur ambitieux plan de développement échelonné sur dix ans évalué à 26 M$. Dans la foulée de cette rencontre, Québec a officiellement donné son appui au projet, appui qui reste toutefois à être modulé et déterminé au cours des prochains mois. La percée est intéressante et elle permet à la direction du zoo d'entrevoir l'avenir avec optimisme. Dès cet automne, la pouponnière et la salle de chirurgie mineure seront réaménagées et rendues accessibles au public, prélude à des travaux d'encore plus grande envergure qui rendront le zoo encore plus attrayant et encore plus distinctif.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer