UQAC: une étape importante

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a adopté... ((Archives Le Quotidien))

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L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a adopté une nouvelle procédure de remboursement des frais de représentation et de déplacement à la suite du rapport qui révélait des irrégularités dans la gestion des comptes de dépenses.

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L'adoption, le 9 juin dernier, par l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), d'une nouvelle procédure entourant la gestion et le remboursement des frais de représentation et de déplacement constitue une étape importante dans le processus de sortie de crise de l'institution.

Le nouveau protocole, tel que rapporté en nos pages en début de semaine, pose des balises claires quant aux dépenses admissibles à des remboursements. Il pose aussi des balises claires quant à qui peut en profiter, en quelles circonstances et au sujet de qui peut les autoriser et sous quels motifs. Surtout, ce nouveau protocole administratif, issu de la fusion des deux procédures qui existaient auparavant à l'université, tient visiblement compte de l'ensemble des nouveaux paramètres qui encadrent aujourd'hui la gestion des fonds publics et la saine gouvernance des institutions gouvernementales et paragouvernementales. Exit, donc, le flou qui a caractérisé certaines procédures manifestement utilisées à l'UQAC comme dans bien d'autres organismes au cours des années 80 ou 90. Maintenant, les règles sont simples et cohérentes et la chaîne de commandement limpide. Dorénavant, tous les employés et les dirigeants de l'université ont le devoir de les connaître et surtout de les appliquer avec une rigueur et une vigilance accrues et sans faille. Plus question, donc, de plaider l'ignorance. Ou la confusion, ou les erreurs de bonne foi en raison d'une procédure trop complexe ou trop alambiquée... La simplicité du protocole instauré depuis le 9 juin, d'ailleurs, lui donne toute sa force. Ce qui est clair et net s'applique facilement et se comprend bien par tout le monde!

À cet égard, il convient de saluer l'obligation faite au vice-recteur aux ressources de produire régulièrement des rapports, lesquels seront soumis à un comité d'audit, portant spécifiquement sur tous les remboursements accordés via la clause dérogatoire par lui-même, le recteur ou le président du conseil d'administration. Il est normal qu'une politique, même très complète et mûrement réfléchie, ait des exceptions aux balises en place, car il est impossible de prévoir absolument toutes les éventualités. L'important, c'est que ces mêmes exceptions soient solidement suivies et scrutées. Et que seules de rares personnes en autorité puissent les autoriser.

De même, il convient de souligner l'ouverture de la politique en faveur des déplacements par transport en commun. Une volonté naturelle d'économiser, certes. Mais aussi un clin d'oeil fort à propos en faveur des efforts de la Chaire en écoconseil, dont les recherches et l'expertise sont reconnues à travers le monde...

La nouvelle procédure de reddition de comptes ne règle pas cependant pas une délicate question qui a été mise en exergue l'an dernier au plus fort de la crise qui a secoué l'université régionale. L'UQAC n'est pas encore dotée d'une ressource externe ou distincte des dirigeants impliqués dans la gestion quotidienne des affaires de l'établissement, laquelle chargée de gérer la question des demandes d'accès à l'information et du suivi des plaintes éventuelles. Cela permettrait d'éviter des situations délicates ou une personne concernée par un dossier se retrouve à en gérer le traitement...

Il faut néanmoins souligner la rapidité avec laquelle l'UQAC a travaillé afin de développer et de mettre en place sa nouvelle politique de remboursement, une procédure claire et concise.

Ce protocole constitue un point de départ solide pour l'université en vue de la rentrée automnale, qui approche à grands pas. Il est à espérer que la crise du printemps dernier aura finalement servi de leçon, de rappel à l'ordre tant pour l'institution que pour d'autres organismes appelés à gérer des fonds publics.

Un constat demeure en bout de course: le Saguenay-Lac-Saint-Jean a besoin d'une université forte afin de bâtir son avenir.

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