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Le parti a récolté au moins 20 pour... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le parti a récolté au moins 20 pour cent d'appui populaire dans chacun des districts électoraux et a fait élire deux conseillères en Josée Néron et Christine Boivin.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Depuis le dernier sondage de la station de radio KYK-Segma Recherche qui lui était défavorable, en mars dernier, le maire de Saguenay, Jean Tremblay a promis de changer. C'est vrai qu'il s'est généralement fait plus discret et moins cinglant, mais la dernière décision du juge Pierre C. Bellavance, de la Cour supérieure du Québec, est de nature à lui faire passer un mauvais été ou du moins à le contrarier.

Le jugement sur l'existence du cabinet de l'opposition est sans équivoque: l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) retrouvera son cabinet ainsi que les sommes dont elle a été privée depuis le début de l'année. La décision comporte des mots durs, relevant des différences majeures dans l'interprétation de la Loi des cités et villes (LCV) et va jusqu'à conclure que Jean Tremblay vit mal avec une opposition.

Ce dernier commentaire du juge ne constitue pas une nouveauté dans le paysage de Saguenay (et de Chicoutimi, entre 1997 et 2001); Jean Tremblay s'est toujours montré combatif et énergique à l'endroit ses adversaires politiques leur livrant une guerre sans merci, destructrice et à l'encontre de certains principes démocratiques, comme le confirme le dernier jugement de la Cour supérieure.

Principe

Pour résumer, dans une volonté de réduire les dépenses de la Ville, Jean Tremblay passe à la moulinette son propre cabinet, en plaçant certains employés politiques dans la fonction publique, et conclut que le budget de l'opposition sera ainsi anéanti suivant une norme selon laquelle ladite opposition a droit au tiers du montant de fonctionnement de l'équipe du maire.

Le calcul n'est pas faux, sauf que le juge établit clairement que la situation dans laquelle se trouve l'ERD après son élection de l'automne 2013 lui donne un statut d'indépendance. Le parti a récolté au moins 20 pour cent d'appui populaire dans chacun des districts électoraux et a fait élire deux conseillères en Josée Néron et Christine Boivin. Par le fait même, Mme Néron se prévaut de la notion de «conseiller désigné», qui lui permet légalement d'avoir un cabinet et d'être (le parti) l'employeur de son personnel politique.

La décision établit également que la formation du cabinet est d'une durée de quatre ans, à moins qu'un élu désigné, comme le maire ou Mme Néron, décide de mettre fin à l'existence de son équipe politique. Le maire doit prendre acte du jugement, d'autant plus que l'ère est à la participation citoyenne. L'avènement des médias sociaux préside davantage à la transparence et au partage du pouvoir. Ils rendent la mobilisation plus facile et permettent à tous de s'exprimer, un phénomène qui ne s'éteindra jamais.

Cette autre défaite intervient pendant les procédures lancées par la Commission municipale du Québec relativement au voyage à Nice du conseiller Bernard Noël. La Commission cherchera à déterminer le rôle de chacun dans la décision d'aller à Nice pour représenter le Grand Prix cycliste de Saguenay. Dans le plus fort de la démarche, à l'automne, le conseil de ville sera à mi-mandat et on commencera à parler d'élection!

Une embellie s'annonçait

Mais entre-temps, Jean Tremblay aurait bien voulu profiter de quelques réalisations que la population est plus à même d'apprécier. Le vaste chantier de village portuaire tire à sa fin et le secteur semble remplir ses promesses. La transformation est remarquable, bien que, dans le secteur, les nouveaux commerces rendent inconfortables ceux qui existaient déjà.

Du côté de Place du Citoyen, les critiques s'estompent et l'aménagement renforce la vocation de centre-ville, qui harmonise l'hôtel de ville avec la zone portuaire et par extension la promenade jusqu'à la Petite maison blanche. Il faut se mettre dans la peau de visiteurs pour prendre la mesure des aménagements.

Toute dernière inauguration, les Milles lieux de la Colline, dans le secteur nord de l'arrondissement de Chicoutimi, profite de l'été pour faire le plein de visiteurs. Les jeunes familles ont enfin un endroit accessible et moderne pour passer quelques heures.

Au lieu de surfer sur la vague, le maire prend plutôt quelques bouillons, résultat d'un style abrasif. C'est peut-être le changement qu'il voulait apporter à la suite du sondage de mars!

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