5500 héros

5500 nouveaux héros que ce sport a donnés,... ((Photo Erick Labbe Le Soleil))

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5500 nouveaux héros que ce sport a donnés, le week-end dernier, au Québec: 4600 jeunes du secondaire ayant complété la Course Québec-Montréal du Grand Défi Pierre Lavoie et leurs 900 accompagnateurs.

(Photo Erick Labbe Le Soleil)

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Ceci est une autre chronique portant sur la course à pied. Mais elle ne portera pas sur la course à pied. Elle va porter sur les 5500 nouveaux héros que ce sport a donnés, le week-end dernier, au Québec: 4600 jeunes du secondaire ayant complété la Course Québec-Montréal du Grand Défi Pierre Lavoie et leurs 900 accompagnateurs. Cela sans compter les milliers de bénévoles, de policiers, de chauffeurs et de citoyens des municipalités traversées par le cortège qui ont tous contribué au succès de cette aventure hors du commun.

En fait il s'agit d'une chronique qui vise à célébrer le courage et la détermination de ces jeunes coureurs. À marquer leur fierté. À souligner le sentiment d'appartenance qui s'est créé ou solidifié au sein des 125 écoles secondaires qui ont participé à cette course à relais, arborant leurs couleurs, avec leur logo et leur drapeau respectif. Eux qui, lundi matin, avaient les jambes raides et de petits yeux à leur retour en classe. Mais la tête pleine de souvenirs qu'ils n'oublieront jamais et qui, à mesure qu'ils vont vieillir, prendront tout leur sens...

Pierre Lavoie est très exposé dans les médias. Trop selon certains. Parfois, c'est vrai, l'univers médiatique a cette capacité à fabriquer des mythes. Mais, j'ai vécu l'aventure de l'intérieur. J'ai vu les jeunes courir. J'en ai encouragé, aidé, soutenu même parfois, le temps d'un kilomètre ou de quelques mètres. J'ai vu leurs douleurs, leur joie et leur fierté à l'arrivée dimanche au pied des gratte-ciel de Montréal. J'en ai vu pleurer de bonheur, parfois de fatigue. J'ai vu ces milliers de jeunes s'encourager et se taper mutuellement un nombre incalculable de fois dans les mains le long du parcours, sans relâche, formant une haie d'honneur mouvante ininterrompue de 250 kilomètres entre la Vieille capitale et la métropole. Je lais ai vus les yeux plein d'étoiles quand ils ont croisé et discuté avec Pierre Lavoie, quand ils ont pris des photos avec lui. J'ai vu le plaisir du Baieriverain à jaser avec les jeunes, à se faire prendre en photo des milliers de fois, toujours avec le même plaisir. J'ai vu et entendu des milliers de citoyens des petites ou grandes municipalités encourager le cortège, même tard dans la nuit et aux petites heures du matin. Il y en avait même à Nicolet, après minuit dimanche, quand un violent orage a noyé le cortège sous des trombes d'eau. Je le sais car j'avais le bonheur d'être le coureur désigné de l'équipe média à ce moment... au grand plaisir de mes collègues d'ailleurs, bien au sec dans le VR!

J'ai été motivé par les acclamations des gens pancartes en main partout le long du trajet, entendu leurs cris, senti leur plaisir à nous soutenir. À Sorel, par exemple, un accueil unique et chaleureux nous a été réservé. Tout cela ne s'invente pas, ne se fabrique pas. Le phénomène existe pour vrai. Les gens embarquent. Les jeunes embarquent. À long terme, la santé et les saines habitudes de vie en sortiront durablement gagnantes. C'est là l'essentiel. C'est l'objectif et la puissance de l'engagement de Pierre Lavoie et de sa conjointe Lyne et de sa famille.

J'ai vécu une expérience unique. Notre équipe a reçu un traitement de choix, bien sûr. Mais ce que j'ai vécu en courant au cours du dernier week-end est exceptionnel parce que l'expérience renvoie aux vraies valeurs : à la fierté, à l'entraide, au courage, au dépassement pour les jeunes moins en forme, mais tellement déterminés, à la solidarité... Je n'ai qu'un regret : j'ai couru beaucoup, mais pas assez. Pas sur le plan sportif, mais sur le plan humain. J'ai sans doute manqué de beaux moments, grands ou petits...

Je ne voulais pas écrire encore une autre chronique sur le Grand défi Pierre Lavoie. Il y en a tant! Mais je l'ai fait, finalement, parce que les jeunes et leurs accompagnateurs des écoles de la région, soit la Cité étudiante de Roberval, la Polyvalente Jean-Dolbeau, la Polyvalente des Quatre-Vents de Saint-Félicien, de l'école Jean-Gauthier d'Alma, de l'école secondaire des Grandes-Marées de La Baie, du Séminaire de Chicoutimi, de l'école secondaire Charles-Gravel de Chicoutimi (mon alma mater!) et de l'école secondaire Lafontaine/L'Odyssée-DominiqueRacine (qui a gentiment accepté de me rapatrier de Montréal en se tassant encore plus dans l'autobus!), en plus du Cégep de Saint-Félicien, méritaient un coup de chapeau particulier. Bravo pour votre courage, votre fierté et votre détermination. Continuez!

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