PFR et FSC: un premier pas...

Le rapprochement survenu la semaine dernière entre Produits... ((Archives Le Quotidien))

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Le rapprochement survenu la semaine dernière entre Produits forestiers Résolu et FSC Canada constitue une première étape vers l'instauration d'un nouveau climat plus positif et surtout plus constructif au sein de l'industrie forestière québécoise. Et il représente un premier jalon vers une possible sortie de crise.

(Archives Le Quotidien)

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Le rapprochement survenu la semaine dernière entre Produits forestiers Résolu et FSC Canada constitue une première étape vers l'instauration d'un nouveau climat plus positif et surtout plus constructif au sein de l'industrie forestière québécoise. Et il représente un premier jalon vers une possible sortie de crise.

D'une part, Résolu a indiqué qu'elle croyait encore en l'importance de cette norme et qu'elle était disposée à maintenir cette certification sur ses parterres de coupe accrédités. D'autre part, la compagnie a également indiqué qu'elle était disposée à réobtenir cette norme sur les territoires qui l'ont perdue au nord du Lac-Saint-Jean.

Cet engagement est important car c'est la première fois que la PFR manifeste aussi clairement sa volonté en ce sens. Or, même s'il existe plusieurs autres normes et certifications crédibles et reconnues à travers le monde, la norme FSC demeure l'une des plus prisées des grands clients internationaux des produits de la forêt. Pour Résolu et pour les usines saguenéennes et jeannoises de la compagnie, cette norme représente une clé incontournable et absolument nécessaire pour accéder aux principaux marchés. Donc un ingrédient essentiel pour maintenir et pour préserver, des emplois précieux ici...

De même, l'ouverture manifestée dans ce dossier par le président de FSC Canada, François Dufresne, s'avère aussi rassurante. Ce dernier a assuré que son organisme était prêt à collaborer étroitement avec PFR afin que la compagnie regagne ses certifications si celle-ci démontre sa volonté et son ouverture envers la protection du caribou forestier, notamment. Et aussi si Québec parvient, via le travail de Me Lucien Bouchard, à dénouer l'impasse qui persiste en matière de relation avec les autochtones.

Motion 65

C'est surtout en regard de la fameuse «Motion 65» que l'attitude de FSC Canada apparaît le plus constructif, voire le plus rassurant pour l'avenir de l'industrie forestière au Québec et particulièrement au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Cette motion, adoptée l'an dernier à la suite de demandes logées notamment par Greenpeace, préconise, à moins de changements encore à être discutés et adoptés par toutes les parties partenaires au sein du Forestry Standard Council, que 80% des superficies des forêts dites intactes soient protégées de toute exploitation industrielle à compter de 2016.

Dans la région, cela pourrait se traduire par la perte d'un potentiel de ressources à récolter de l'ordre de 1,2 million de mètres cubes de bois. Ce qui affecterait alors jusqu'à 1000 emplois directs au «Royaume», sans compter tous les emplois indirects. Dans le contexte socioéconomique actuel, autant parler d'une hécatombe...

Sauf, que, le président de FSC Canada, François Dufresne, a indiqué l'ensemble des impacts liés à un tel degré de préservation de la forêt n'ont pas encore été étudiés. Il a aussi soutenu qu'il faudrait «trouver une solution équilibrée» en regard de cette motion et ce en tenant en compte des intérêts de toutes les parties concernées. Cette précision est majeure car il est certain qu'appliquée intégralement, la motion 65 aurait des effets catastrophiques.

Dans ce contexte, il est donc impératif que PFR et que le gouvernement du Québec maintiennent des liens étroits avec la direction de FSC Canada afin de faire valoir leur point de vue concernant la motion au moment opportun. D'où l'importance que la compagnie et les responsables de la norme enterrent la hache de guerre et établissent les bases d'un climat de travail minimalement constructif.

Du reste, ce rapprochement intervenu la semaine dernière ne doit pas occulter les responsabilités du gouvernement du Québec dans le dossier autochtone ni dans celui du caribou forestier. Au contraire, ces deux problèmes réclament des actions décisives dans un échéancier qui se resserre de semaine en semaine.

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