FSC: une chance en or

Richard Garneau... (Archives La Presse)

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Richard Garneau

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L'extension pour une durée de six mois de la suspension d'une des certifications FSC de Produits forestiers Résolu pour le territoire de coupe situé au nord du lac Saint-Jean affecté par un litige autochtone, annoncée mardi, constitue une bonne nouvelle pour la région, pour la compagnie et pour ses travailleurs. Ce délai est une occasion unique et à ne pas rater pour trouver des solutions à long terme qui permettront de régler définitivement l'ensemble de ce dossier plus vaste qui englobe d'autres secteurs d'exploitation dans la région et ailleurs, et qui constitue une grande épée de Damoclès pour l'économie du Royaume.

Processus concret

En ce sens, le grand patron de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau, et le président de FSC Canada, François Dufresne, doivent effectivement prendre rendez-vous dès les premiers jours de 2015 afin de lancer concrètement le processus devant permettre à la multinationale de recouvrer de manière officielle et permanente l'ensemble de ses certifications. Le gouvernement du Québec doit également impérativement profiter de la nouvelle donne engendrée par la requête de FSC Canada auprès de l'organisme Rainforest Alliance afin de démontrer sa volonté de jouer son rôle dans cette affaire cruciale pour l'ensemble de la filière forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'invitation au dialogue, d'abord lancée par M. Dufresne dans LeProgrès-Dimanche à quelques heures de Noël, puis l'annonce faite mardi, représentent en effet un retournement de situation inattendu, inespéré, alors que le dossier était enlisé dans l'impasse la plus complète.

Il est vrai que le dénouement de la démarche suggérée par le président de FSC Canada n'est pas couru d'avance. Mais, elle représente la meilleure chance pour PFR de recouvrer ses certifications à long terme, un objectif incontournable.

D'où l'importance de tenter, pour Québec et pour Résolu de profiter de cette ouverture, qui a tout l'air d'une occasion de la dernière chance...

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, dans l'édition du 12 décembre dernier du Quotidien, ainsi que son collègue député robervalois et ministre fédéral Denis Lebel, ont admis que leur gouvernement respectif avaient des responsabilités en regard du respect des normes qui permettent à PFR d'obtenir et de maintenir ses certifications FSC, notamment quant à son volet autochtone. Tous deux ont affirmé que leur gouvernement, d'ailleurs, comptait poser des actions concrètes en ce sens. C'est donc le temps de passer de la parole aux gestes; le retour au boulot après la période des Fêtes marquera le moment de passer à l'action.

Les deux élus ont également souligné en nos pages qu'il était important de continuer à rappeler aux grands clients internationaux des produits dérivés des forêts québécoises et canadiennes que les pratiques qui ont cours dans les parterres de coupe d'ici sont parmi les plus exigeantes et les plus contraignantes au monde. Effectivement, il est nécessaire pour les gouvernements du Québec et du Canada de marteler ce message. Tout comme il est tout aussi nécessaire que ceux-ci veillent à ce que ce soit réellement le cas sur le terrain et agissent en conséquence!

Crédibilité

L'ouverture manifestée par FSC Canada envers Produits forestiers Résolu représente une chance inespérée pour donner une nouvelle impulsion à l'industrie forestière régionale en 2015. C'est aussi un gage de crédibilité en regard de la norme FSC elle-même. Le développement durable doit en effet prendre en considération les réalités des travailleurs et des collectivités qui vivent des ressources naturelles, et il est rassurant de constater que les autorités qui oeuvrent à établir ces certifications sont en mesure de faire la part des choses et de saisir toutes les subtilités des dossiers qu'ils évaluent, comme ils viennent de le faire en reconnaissant la particularité et la complexité de la situation dans la région.

Du reste, il demeure que Résolu, comme les autres grandes compagnies forestières d'ailleurs, n'a pas le choix. Pour que ses produits demeurent attrayants sur les marchés, ces entreprises doivent opérer sur des territoires de coupe certifiés. Cela demeure incontournable. À tous, donc, d'agir en conséquence et avec célérité.

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