Signaux positifs

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La modernisation du terminal maritime de Grande-Anse constitue actuellement la principale priorité économique du maire de Saguenay, Jean Tremblay.

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François St-Gelais
Le Quotidien

La modernisation du terminal maritime de Grande-Anse constitue actuellement la principale priorité économique du maire de Saguenay, Jean Tremblay. Après avoir obtenu la participation financière des gouvernements du Québec (10 M$) et du Canada (15 M$) à son projet d'environ 35 M$ - visant à relier le port au réseau national de chemin de fer et à le doter de nouveaux équipements de transbordement -, ce dernier lance maintenant l'idée d'amener jusqu'aux installations maritimes baieriveraines un approvisionnement électrique capable de répondre aux besoins d'industries lourdes.

Le projet est encore très embryonnaire, mais selon le maire, il nécessitera vraisemblablement des investissements de plus ou moins 7 M$. La construction d'une ligne électrique de calibre « industriel » serait, a assuré Jean Tremblay, en exclusivité, dans la dernière livraison de Progrès-Dimanche, une clé majeure qui permettrait l'arrivée sur le territoire de Grande-Anse d'investisseurs et d'entreprises importantes.

Investissements

Lors de son dévoilement, il y a déjà quelques années, le projet de métamorphose et de mise aux normes du port a soulevé des questions quant à sa faisabilité et à ses possibilités de retour sur les investissements importants requis.

Un constat s'impose dans la réalité économique actuelle. Sans lien avec le réseau national de chemin de fer, toute possibilité d'expansion et de véritable croissance du port de Grande-Anse est utopique. Or, Saguenay a la chance de pouvoir compter sur un terminal maritime en eau profonde, situé dans la voie maritime du Saint-Laurent, laquelle constitue une porte d'entrée privilégiée pour le coeur industriel de l'Amérique du Nord. Que les élus de la capitale régionale souhaitent capitaliser sur cet avantage compétitif unique coule de source. D'autant plus que le projet de modernisation de Grande-Anse s'inscrit dans une stratégie de diversification et d'expansion économique lancée par Saguenay dans la foulée du parachèvement du chantier de route à quatre voies divisées dans la Réserve faunique des Laurentides et du processus de modernisation de l'aéroport de Bagotville. À cet endroit, Saguenay souhaite implanter une filière aéronautique civile et à positionner l'aérogare dans une perspective de développement industriel du Nord du Québec. Bref, la mise aux normes du port de Grande-Anse s'inscrit dans une vision cohérente qui, pour employer un anglicisme à la mode, « fait du sens ».

Dans ce contexte, que l'administration municipale saguenéenne souhaite assurer un approvisionnement en énergie stable pour combler les besoins d'industries lourdes désireuses de s'implanter près d'un port en eau profonde, bientôt relié au chemin de fer national, se comprend aisément. C'est logique. Car dans sa forme actuelle, le terminal maritime de Grande-Anse est coincé dans un cercle vicieux qui limite ses perspectives de développement et qui doit être brisé.

Attentes

Évidemment, les investissements consentis à Grande-Anse font naître de grandes attentes au sein du milieu socioéconomique régional. C'est normal, puisque des fonds publics sont en jeu. La pression sera donc forte pour que des dossiers majeurs aboutissent. Mais avec les nombreux projets de modernisation des infrastructures réalisés dernièrement à Saguenay et dans la région, les responsables du port disposent désormais d'outils et d'arguments de taille pour convaincre les investisseurs de s'implanter ici.

Du reste, des signaux positifs concernant le développement du terminal se multiplient et laissent présager que le port puisse s'imposer et se trouver une niche aux côtés de ceux de Montréal et de Québec, mais aussi de la Côte-Nord, qui connaissent une hausse des tonnages qui y transitent.

Ainsi, la minière Métaux BlackRock vient de confirmer sa volonté d'utiliser Grande-Anse pour acheminer sur les marchés mondiaux entre 3 et 5 millions de tonnes de concentré de fer et de vanadium de son gisement situé près de Chibougamau d'ici à 2014. La société Ressource d'Arianne, qui a dans ses cartons un projet d'un milliard de $, songe aussi à cette possibilité. Des signaux positifs, donc. Le BAPE vient aussi de publier un rapport favorable aux plans présentés par Saguenay. L'organisme balise toutefois certains des aspects importants du projet qui devront faire l'objet d'un suivi rigoureux et d'analyses complémentaires, ce qui, du reste, est légitime dans les circonstances et compte tenu de la nature du site et des nouvelles contraintes environnementales. Il suffira ensuite qu'un projet concret d'importance se concrétise pour donner au port un nouvel élan qui devrait profiter à toute la région.

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