Nouveau départ

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a réitéré mercredi, dans le... (Archives Le Soleil)

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François St-Gelais
Le Quotidien

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a réitéré mercredi, dans le cadre de son discours inaugural, que son gouvernement adoptera prochainement une véritable Charte du bois destinée à favoriser l'utilisation de cette ressource dans les chantiers commerciaux et institutionnels. Elle a aussi confirmé sa volonté de procéder à des changements importants du Code du bâtiment de la province afin de faciliter son utilisation dans différents types de projets, notamment en ce qui a trait aux immeubles de quatre à six étages.

Les propos de la première ministre ont été bien accueillis par les intervenants de l'industrie forestière québécoise. Après la douche froide qu'a représenté, pour le bois, le dossier du nouveau Colisée, ils constituent presque un baume. Au moins, il s'agit d'une preuve que le gouvernement péquiste est décidé à garder le cap sur la vision de la relance de cette industrie présentée au cours de la dernière campagne électorale, notamment à l'occasion d'une entrevue éditoriale accordée par Mme Marois au Quotidien.

Le dossier de l'amphithéâtre de la Vieille capitale s'est terminé en queue de poisson, mais laissons la chance au coureur. Il est vrai que lorsque le PQ a accédé au pouvoir, ce projet était déjà très avancé... En matière de forêt, les réformes annoncées dans le discours inaugural représentent donc un deuxième départ.

Rapidité

C'est la rapidité avec laquelle le gouvernement procédera aux modifications au Code du bâtiment et à l'adoption de sa charte qui permettra de juger de ses réelles intentions quant à l'industrie forestière. Les attentes créées à cet égard en cours de campagne sont élevées, particulièrement dans des régions ressources comme le SaguenayLac-Saint-Jean, lesquelles constituent justement les fondements de l'actuel gouvernement Marois minoritaire. Agir avec célérité serait donc rentable politiquement pour la première ministre, et surtout économiquement pour la région.

Une fois confirmés, les changements que Québec souhaite apporter au Code du bâtiment devraient avoir un effet rapide sur le terrain, davantage même que l'adoption d'une charte officielle du bois.

Grosso modo, présentement, les projets non résidentiels intégrant des structures de bois doivent obtenir des autorisations de la Régie du bâtiment. Une formalité additionnelle qui ne facilite pas l'utilisation de ces matériaux et qui ralentit leur intégration dans les habitudes des ingénieurs et des architectes québécois. Un Code du bâtiment modernisé laissant sa juste part au bois permettra de lever ces embûches. Les effets d'entraînement sur l'industrie forestière se feront alors rapidement sentir. Du moins, c'est ce qu'a laissé entendre le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec, le Saguenéen André Tremblay, mardi dans nos pages, en se basant sur l'exemple de la Colombie-Britannique, où des changements législatifs similaires ont été apportés. Bref, les modifications aux règles régissant la construction constituent la pierre angulaire, le point de départ de toute stratégie pour maximiser l'utilisation des matériaux du bois.

Jeu égal

Dans la foulée des nombreux commentaires, éditoriaux et sorties publiques d'intervenants liés de près ou de loin à l'industrie forestière formulée dans le dossier du Colisée de Québec, d'aucuns ont remis en doute le bien-fondé des pressions exigeant que les matériaux du bois profitent d'un tel traitement de faveur.

Il est utile de rappeler ici que l'objectif de ces pressions consiste à permettre au bois, ressource écologique, renouvelable et réel moteur économique pour plusieurs régions du Québec, de faire jeu égal avec les autres matériaux de construction traditionnels. Pas de supplanter l'acier ni le béton, qui ont des propriétés et des usages différents et qui fournissent par ailleurs des centaines d'emplois uniquement au SaguenayLac-Saint-Jean. Le fait que ce soit des artisans de la firme régionale Bétons préfabriqués du Lac qui aient construit la structure du nouveau domicile des Yankees de New York constitue une immense fierté, et la preuve du génie saguenéen et jeannois.

L'idée, c'est de permettre au bois, par le biais de chantiers «vitrines» et par des modifications judicieuses au Code du bâtiment, de profiter des mêmes conditions, de faire jeu égal et d'être considéré sur le même pied que les autres matériaux de construction traditionnels.

Une fois cette étape franchie, ce sera au marché, et aux démarcheurs de chaque produit, de faire leur travail et d'engranger les contrats selon la nature et les spécificités de chaque projet.

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