Départ imminent

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«l faut admettre que le contexte actuel est plutôt favorable à la réouverture de la papeterie de Dolbeau-Mistassini. Produits forestiers Résolu a repris le chemin d'une fragile rentabilité et son processus de restructuration a beaucoup progressé.»

(Archives)

 

François St-Gelais
Le Quotidien

La réouverture de la papeterie de Dolbeau-Mistassini est désormais imminente. Selon les informations exclusives obtenues par notre journaliste Louis Potvin, Produits forestiers Résolu (PFR) et Hydro-Québec sont finalement parvenus à s'entendre sur les modalités devant permettre à la multinationale de vendre l'énergie produite à la centrale de cogénération attenante à ses installations dolmissoises. Il ne manquerait plus, maintenant, que quelques signatures officielles avant le grand redémarrage.

Depuis l'annonce de la fermeture d'abord temporaire de l'usine, en 2009, puis la confirmation de sa fermeture « définitive «, en août 2010, plusieurs rumeurs concernant la relance de la papeterie ont circulé. Comme c'est actuellement le cas, des travailleurs ont périodiquement été déployés sur le plancher de l'usine afin de préparer son éventuel redémarrage. Jusqu'à maintenant, tous ces espoirs ont été déçus. Toutes ces initiatives se sont terminées en cul-de-sac.

Cette fois sera-t-elle, finalement, la bonne?

Contexte

Il faut admettre que le contexte actuel est plutôt favorable à la réouverture de la papeterie de Dolbeau-Mistassini. Produits forestiers Résolu a repris le chemin d'une fragile rentabilité et son processus de restructuration a beaucoup progressé. On peut donc légitimement croire que PFR a enfin dans ses cartons un projet concret et clair concernant la relance de l'ensemble de ses activités, tant au SaguenayLac-Saint-Jean qu'ailleurs au Québec. Il ne resterait qu'à rendre ce plan public, comme l'a réclamé à maintes reprises le milieu socioéconomique régional. Mais cela, c'est un tout autre débat...

De plus, Résolu a effectivement, au cours des derniers mois, investi afin de préparer réellement, sur le terrain, la relance de l'usine. Des équipements ont été livrés, de la biomasse accumulée et une centaine de travailleurs déployés. Une multinationale, surtout une multinationale dans une situation financière comme celle de PFR, n'a pas l'habitude d'investir en vain.

Il restait donc à conclure une entente concernant la vente de l'énergie produite par la centrale de cogénération afin d'assurer la rentabilité à long terme du redémarrage de la machine numéro 5. Cette étape cruciale étant, selon nos informations, enfin réglée, il apparaît effectivement réaliste de croire que la papeterie pourra reprendre la production dans un proche avenir.

Le fait que le Québec soit plongé en pleine campagne électorale ajoute de la crédibilité à cette éventualité. Avant même le déclenchement des hostilités, le ministre régional Serge Simard avait laissé entendre que les négociations entre Hydro-Québec et PFR progressaient bien et qu'une entente était imminente. Sans doute le déclenchement des élections a ajouté une touche d'urgence additionnelle, du côté du gouvernement, pour que le dossier aboutisse. On peut facilement croire que les négociateurs de la société d'État ont été informés de l'importance de conclure une entente rapidement...

Politique

La réouverture officielle de la papeterie de Dolbeau-Mistassini, en pleine campagne électorale, constituerait sans contredit un bon argument « de vente « pour le ministre sortant et un atout dans le jeu des candidats libéraux de la région.

D'aucuns pourraient voir dans cette conjoncture un élément propre à alimenter le cynisme des électeurs envers la politique. Ce serait faire abstraction du fait qu'en politique, le moindre fait et geste, la moindre sortie publique, peu importe le contexte, vise à assurer la crédibilité et la popularité d'un élu face à ses électeurs. Échevins, maires, députés et ministres sont jugés selon leurs résultats...

Ce constat étant posé, un prochain redémarrage de la machine à papier numéro 5 et un retour officiel au travail de quelques centaines de personnes à Dolbeau-Mistassini constitueront, le cas échéant, une bouffée d'air frais pour l'économie de l'ensemble du « Haut du Lac «, durement éprouvée par la crise forestière, ainsi que pour la ville de Dolbeau-Mistassini et les communautés environnantes, lesquelles ont vaillamment, depuis 2009, lutté pour leur survie.

Restera ensuite à suivre l'évolution de la demande sur les marchés, un facteur sur lequel la région a toutefois bien peu de prise...

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