L'arrondissement de Chicoutimi a besoin d'un projet porteur à la fois réaliste, structurant pour le développement du centre-ville et d'un intérêt certain pour les Chicoutimiens. Place du citoyen, prévue dans le secteur de l'hôtel de ville et de la bibliothèque, réunit tout cela et même davantage puisqu'elle sera rattachée par une passerelle, surplombant le boulevard Saguenay, à la magnifique zone portuaire.
Rappel
C'est l'ancien député libéral fédéral, Marcel Dionne (aujourd'hui décédé), qui a eu l'excellente idée, à l'époque, de redonner l'accès de la rivière à la population. Les citernes ont été enlevées et le site décontaminé. La décennie 1980 a marqué la fin des activités portuaires et le changement de vocation. Ces travaux ont pavé ensuite la voie à un autre député, conservateur celui-là, André Harvey. Et sous la gouverne du maire Ulric Blackburn (décédé lui aussi), le Vieux-Port de Chicoutimi a subi une transformation majeure pour devenir un lieu de rencontres prisé des citoyens. Le site a été inauguré en juillet 1992.
Le nouveau projet, reliant la rue Racine à la zone portuaire, s'inscrit dans cette belle continuité. On y trouvera une immense terrasse, des jets d'eau, une aire piétonnière, un système d'éclairage à la fine pointe de la technologie, un bâtiment doté d'une toiture de verre et de parois amovibles. Le tout mis à la disposition d'événements spéciaux. Il est question d'un lieu de rassemblement digne du quartier des spectacles à Montréal. J'ai hâte de voir!
Un coup de maître du maire de Saguenay, Jean Tremblay!
Et si la vie dans un CHSLD s'améliorait!
Je ne sais pas combien de fois des gens m'ont affirmé qu'ils ne vivront jamais dans un CHSLD. Et n'allez pas les contredire. Ils prennent Dieu à témoin que cela ne leur arrivera jamais. Ça me fait sourire. Car, on ne sait pas combien de temps on vivra, ni dans quelle condition, ni même si un proche pourra s'occuper de nous à plein temps. Du jour au lendemain, notre vie peut basculer. Et bye bye maison!
Disons-le sans ménagement. Ça nous fout le cafard à la seule pensée de visiter un proche dans un centre pour personnes âgées. C'est bien pour cela qu'on ne veut pas s'y retrouver un jour. Les chambres sont petites et inconfortables pour les visiteurs, les corridors déprimants.
On a la gorge serrée juste à voir les vieillards alignés en rangs d'oignons. Même les odeurs nous saisissent. C'est vrai que la clientèle a beaucoup changé ces dernières années. Elle est plus âgée, plus dépendante, plus handicapée aussi. Certains bénéficiaires sont lucides, d'autres pas. Mais ce n'est pas une raison pour les priver d'une belle qualité de vie et d'un décor invitant.
Un peu d'espoir
Quand je découvre un magnifique projet comme celui du centre d'hébergement des Chênes, à Arvida, sous l'égide du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Jonquière, je me dis que je peux vieillir avec plus de confiance. Parce qu'il est permis d'espérer qu'un jour tous les établissements pour personnes âgées donneront un peu cette impression qu'on est chez soi. C'est déjà ça de pris!
Le projet dont il est question, ici, c'est celui piloté par Jacinthe Boudreault et endossé par le directeur général du CSSS de Jonquière, Régis Harvey.
Donc, dans l'ancien hôpital général d'Arvida, on permettra aux personnes âgées de vivre comme si elles étaient chez elles grâce à l'implantation de huit maisons thématiques. Ce ne sera jamais tout à fait comme dans le confort de son foyer, mais admettons qu'on tente de rendre la vie des aînés beaucoup plus confortable. Et c'est ça qui est important: créer un univers réconfortant, sous bonne surveillance, dans un milieu convivial et stimulant. Et ça semble possible, même dans un environnement institutionnel.
Dans ce projet «maison», on placera ensemble de six à huit patients et chacun disposera de sa chambre. Les membres de leur famille pourront cuisiner des mets sur place et les partager avec eux. On trouve aussi des salles de répit communes.
Toute cette transformation, on l'a compris, vise à favoriser les rapprochements familiaux et à encourager ainsi les enfants à visiter leur vieux père et leur vieille mère plus souvent. Les personnes âgées souffrent tellement de solitude. Réjouissons-nous de cette initiative!
CLIN D'OEIL
So So So
La chef du PQ, Pauline Marois, a rivé son clou au député Pierre Curzi. Morale de l'histoire: c'est l'fun d'avoir les artistes de son bord, mais dans la rue pour crier So So So solidarité. Dans un caucus, mettons qu'ils sont un peu, beaucoup... encombrants! Elle ne le criera pas sur les toits, mais elle doit sûrement se dire: bon débarras!