L'étincelle qu'il fallait

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La dernière fois que Richard Martel s'est retrouvé... (Photo courtoisie)

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La dernière fois que Richard Martel s'est retrouvé derrière le banc d'une équipe de hockey, c'était en France, avec les Brûleurs de Loups de Grenoble.

Photo courtoisie

 

Le débat
Le Quotidien

Le cinquième affrontement de la série entre les Marquis de Jonquière et les Éperviers de Sorel-Tracy a lieu ce soir au Palais des Sports. Ce duel a une signification particulière alors que Richard Martel effectue un retour derrière le banc. L'analyste sportif de Radio X, Mark Dickey, et l'avocat Charles Cantin, un fervent amateur des Marquis, se prononcent sur la décision d'embaucher « le roi » Richard.

Mark Dickey - La Ligue nord-américaine de hockey, encore appelée « semi-pro », est une ligue qui ne fait jamais les choses comme les autres, avec toutes les qualités et aussi les défauts que ça implique. Une ligue près des gens, accessible, mais aussi fragile et souvent snobée à tort par les grands penseurs du hockey.

Le congédiement des frères Francis et Jocelyn Breault chez les Marquis de Jonquière, en pleine série, ne m'a pas surpris outre mesure. D'autant plus qu'on ne semble pas avoir réussi à prendre le contrôle de l'équipe depuis le départ du pilote Claude Bouchard, maintenant avec les Cataractes de Shawinigan. Il est permis de croire qu'un malaise assez profond régnait au sein de l'équipe pour justifier de remercier ses entraîneurs alors que l'équipe tirait de l'arrière 1-3 dans une série 4 de 7. Depuis quelques matchs, les Marquis ne provoquaient rien, prêchaient par l'indiscipline sans oublier les quelques décisions très impopulaires au sein du vestiaire dans le choix des joueurs pour disputer les parties. Dimanche dernier, suite à la défaite de 3-2 à Sorel, les entraîneurs ont quitté l'aréna en vitesse sans parler à personne. Aux yeux du directeur-gérant Marc Boivin, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Ça prenait une étincelle pour relancer la formation dans une mission quasi impossible et, pour Boivin, ça passait par un ménage derrière le banc.

Après une saga de trois jours, l'embauche de Richard Martel a finalement été confirmée. Dès cet instant, on ne parle plus d'étincelle, mais d'un véritable électro-choc. Ce même « roi Richard », qui nous a donné une panoplie de moments inoubliables lors de son passage remarqué avec les Saguenéens de Chicoutimi, sera derrière le banc des Marquis au Palais des sports de Jonquière. Un motivateur hors pair, un vendeur et surtout un gars fier de sa région. Voilà qui fait changement avec certains mercenaires que nous avons déjà eus à ce poste dans un passé pas si lointain. Même si les Marquis tirent de l'arrière et qu'ils doivent remporter 3 parties en 3 jours pour éliminer Sorel, bien que les chances de succès soient plutôt minces, Richard Martel réussit à nous faire croire que c'est possible. Malgré une belle saison, les Saguenéens sont en vacances. Les Canadiens de Montréal ne font pas partie de la grande danse du printemps depuis le mois de janvier. L'amateur de hockey a besoin d'y croire. L'unique chance de voir du hockey dans la région, c'est les Marquis

Laissons maintenant l'aspect hockey pour parler de visibilité. Je suis les activités des Marquis depuis 2007 et jamais je n'ai vu autant d'intérêt pour l'équipe depuis cette annonce. Sur les réseaux sociaux, dans la rue, à l'épicerie, tout le monde ne parle que de Richard Martel et à quel point ils sont heureux de le voir derrière un banc au Saguenay. Même les médias nationaux parlent du retour de Martel. Une visibilité incroyable pour les Marquis et toute la Ligue nord-américaine de hockey. Du côté financier, dès l'annonce officielle, une file d'attente de presque une heure pour se procurer des billets pour le match de ce soir s'est formée. Du jamais vu. Le Palais des sports sera à guichet fermé avec une équipe à l'aube de l'élimination. Additionnez les ventes de hot-dogs et de bières, ce sera un beau vendredi pour l'organisation qui n'a jamais roulé sur l'or. En conclusion, avec le contexte économique difficile, qui aurait pu vendre tous les billets aussi rapidement, les frères Breault ou Richard Martel? Poser la question, c'est y répondre. Autant l'amateur de hockey curieux, le fan fidèle, les médias et les propriétaires des Marquis de Jonquière vont passer une belle soirée vendredi. Alors, comptez-moi dans le camp du « pour » le changement de coach. Message aux joueurs, c'est à vous autres de nous en donner maintenant!

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