Trouver l'énergie pour arriver au bout

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"Avec de l'aide et mes efforts, j'ai réussi. J'ai roulé 215 des 240 kilomètres prévus à mon programme", se réjouit le journaliste du Quotidien, Stéphane Bégin.

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(MONTRÉAL) L'entraide a toujours été importante et je peux vous dire que cette collaboration a pris son véritable sens dans les deux dernières étapes du Grand défi Pierre Lavoie.

Sans le support moral et physique des mes coéquipiers des Implantés et celui des encadreurs Hugues Bouchard et Luc Tremblay (de l'équipe d'Éric Larouche) et de Mario Cantin (Banque Nationale), je ne serais jamais arrivé au Stade olympique.

En fait, je me demandais sérieusement si j'étais pour prendre le départ de l'étape entre Saint-Hyacinthe-Boucherville, une randonnée de 66 kilomètres étant donné que j'avais dû abandonner la veille. Je croyais y avoir laissé toutes mes énergies.

Mais avec l'aide et mes efforts, j'ai réussi. J'ai roulé 215 des 240 kilomètres prévus à mon programme.

Je ne vous cacherai pas que j'ai trouvé cela difficile, que j'aurais abandonner plus d'une fois, mais j'ai trouvé l'énergie pour demeurer en selle et arriver au bout.

L'expérience est inoubliable. De voir des dizaines de milliers de personnes, des enfants se masser en bordure de la route pour encourager les cyclistes est difficilement explicable. Il faut le vivre pour en mesurer toute l'ampleur.

Une chute

Depuis le début de ma saison de vélo (j'ai accumulé plus de 1500 km depuis le 1er avril), j'ai connu des crevaisons et de petits pépins avec une roue. Mais pas de chute.

C'est arrivé hier à environ huit kilomètres de Boucherville. Rien de grave, si ce n'est qu'un genou écorché, mais on a failli me sortir de la randonnée. Mais l'encadreur Luc Tremblay a clairement fait savoir au commissaire qu'il n'en était pas question, même si le peloton était loin devant.

Les encadreurs et les membres des Implantés ont vraiment formé une vraie équipe. Ils ont poussé jusqu'à ce que l'on rejoigne le groupe. Trois gars pour me propulser à des vitesses de 42 km/h, rien de moins. On y est arrivé. Un épisode complètement incroyable.

Maintenant, je vous dirais que je suis complètement épuisé. Je n'ai pas beaucoup d'énergie, surtout que le sommeil a été relativement court (environ cinq heures depuis vendredi matin).

Est-ce que je vais revivre le GDPL? Aucune idée. Une chose est certaine, si ça doit se répéter, ma préparation sera plus longue que seulement 77 petits jours. Malgré tout, j'y suis parvenu comme les quelque 1000 autres cyclistes de partout au Québec.

Sbegin@lequotidien.com

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