Ne reste plus qu'à faire de mon mieux

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«Depuis 25 jours, plusieurs personnes ont suivi ma... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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«Depuis 25 jours, plusieurs personnes ont suivi ma préparation par le biais de ma chronique dans Le Quotidien. J'aurai roulé 1250 kilomètres entre le 1er avril et le 12 juin. J'aurai effectué un total de 39 sorties à vélo, dont quelques-unes avec mon équipe, Les Implantés, question de m'adapter au peloton et de faire de plus longues sorties.»

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(LA BAIE) C'est parti. À l'heure où vous lirez ces lignes, je vais être à La Baie pour le déjeuner avant le départ du Grand Défi Pierre Lavoie.

Est-ce que je suis stressé? Pas à peu près. J'ai la chienne. J'ai peur de ne pouvoir réussir. Un manque de confiance, probablement, mais je crois que tout va se replacer une fois que je vais vraiment être dans le bain, après avoir entrepris ma première étape.

Ce qui me stresse, c'est la crainte de ne pas être assez préparé. Je ne veux pas être pris en pitié, mais je n'ai su que le 27 mars que j'embarquais dans cette aventure. Seulement 77 petites journées avant le départ.

Depuis 25 jours, plusieurs personnes ont suivi ma préparation par le biais de ma chronique dans Le Quotidien. J'aurai roulé 1250 kilomètres entre le 1er avril et le 12 juin. J'aurai effectué un total de 39 sorties à vélo, dont quelques-unes avec mon équipe, Les Implantés, question de m'adapter au peloton et de faire de plus longues sorties.

Malgré tout ça, le stress est là. Ça brasse dans l'estomac.

Mes craintes viennent aussi du fait que plusieurs cyclistes roulent à bonne vitesse et ne connaissent pas les mêmes difficultés physiques que je peux vivre.

Bon, je ne rivaliserai pas avec les professionnels. Pas question pour moi de rouler à 44 ou 45 kilomètres à l'heure en moyenne. Tout simplement incapable.

Je ne pourrai même pas me comparer aux meilleurs cyclistes du GDPL, soit la grande majorité, et ce n'est pas mon intention.

Mais si je compare ma situation en ce 15 juin 2012 à celle du 1er avril dernier (ma première sortie de vélo), je peux vous dire que c'est le jour et la nuit. J'ai augmenté ma vitesse de croisière en solo (de 19 km/h à 23 km/h) en moyenne et je parviens à maintenir le rythme en peloton (27 et 28 km/h). De plus, je suis en mesure de rouler sur des séquences de près de trois heures sans avoir à m'arrêter.

C'est une victoire pour moi et une grande partie du défi qui est relevée. Me reste à faire de mon mieux.

En terminant, je vais avoir une pensée pour Roger Blackburn. Mon collègue de la section des Arts aurait dû prendre part au GDPL, mais pour des raisons personnelles, il a dû renoncer à l'événement et c'est moi qui ai pris sa place.

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