Aujourd'hui, je commence par le capitaine de l'équipe, Pierre Martel. Représentant publicitaire depuis plus de 25 ans, dont les huit dernières avec Le Quotidien et Progrès-Dimanche, Pierre, 51 ans, s'adonne au vélo depuis huit ans. C'est sa conjointe, Hélène Leclerc, qui l'a amené au vélo. Si Pierre roule de 3000 à 4000 kilomètres annuellement, il le fait pour le plaisir, pour se garder en forme et pour se dépasser.
Ce ne fut pas toujours aussi facile. Mes informateurs me disent que dans les premières années, il avait de la difficulté à se rendre au bout de ses randonnées, ce qui n'est vraiment plus le cas aujourd'hui.
Habituellement, le capitaine participe à la randonnée Hydro- Québec, à celle des Trois cols du fjord et à la cyclosportive Trois- Rivières/Québec et fait même les 24h de Tremblant.
En plus, il a agi lors des trois dernières années à titre de bénévole au GDPL. Il a été en mesure d'avoir une équipe pour l'édition 2012, la seule fois où il pourra prendre part au défi. Dès 2013, Pierre Martel délaissera son vélo pour agir à nouveau comme bénévole auprès de Pierre Lavoie. Il est le responsable du manitou du défi en planifiant les entrevues avec les médias, son habillement, ses repas et ses encadreurs. Il s'occupe d'une équipe de 12 bénévoles.
Le pire du meilleur!
Dans un autre ordre d'idée, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault m'a raconté son expérience au GDPL en 2011. Il a connu le pire et le meilleur. Lors de l'étape de nuit St-Jeansur- Richelieu/Valleyfield, le peloton roule très rapidement (autour de 35 km/h en moyenne) et Sylvain maintient la cadence jusqu'au moment où il décroche du peloton. Il mouline, mais se fait dépasser par TOUS les cyclistes. Aidé par un encadreur, il se rend au ravitaillement et se replace. Tout va bien jusqu'au moment où il est victime d'une crevaison. Il se tasse sur le côté, mais oublie de déclipser de ses pédales et fait une chute. Il termine dans la voiture balai.
Quant au meilleur, il a vécu l'apothéose à son arrivée au Stade olympique et en traversant le pont de Québec, trouvant que cet ouvrage de génie se veut un symbole fort du patrimoine collectif, un genre de Tour Eiffel de l'identité québécoise. « Traverser le pont de Québec en peloton, sans stress de côtoyer des automobiles, en échangeant gentiment avec d'autres cyclistes du GDPL et sous une température clémente fut un pur moment de grâce du Grand Défi»