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«Stéphane Brassard, lui, s'est mis à la course... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse)

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«Stéphane Brassard, lui, s'est mis à la course à pied. Bénévole du GDPL, il trouvait un peu bizarre d'accompagner Pierre Lavoie sans être en forme. Il a décidé de remédier à la situation. Il a pris conscience de l'importance d'être en meilleure santé et en meilleure forme physique.»

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, archives La Presse

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Jamais je n'aurais pensé que ma participation au Grand Défi Pierre Lavoie pouvait susciter autant d'intérêt. Des participants à l'événement m'écrivent pour me parler de leur expérience, d'autres m'encouragent à poursuivre, certains sont jaloux et quelques-uns me disent que ma décision les motive à aller plus loin, à aussi faire leur part pour reprendre la forme.

Je suis surpris et flatté. Mais au-delà de tout ça, les commentaires que je reçois m'encouragent à poursuivre dans la même veine.

Sonia Tremblay, de l'équipe Les Gazelles Optique, me raconte qu'un matin, vers 8h15, elle est sur son vélo et se dirige vers l'école Trefflé-Gauthier, là où vont ses enfants. Lors de son passage, la classe de sa fille, la maternelle, s'amuse à l'extérieur. En la voyant passer, ils se mettent à crier: «''Lets'go'' la gazelle. Go la maman de Florence». Mme Tremblay en avait les frissons, pas parce qu'il faisait froid, mais par l'émotion.

Durant sa randonnée, elle a rencontré un autre cycliste avec qui elle a pu rouler avant d'être rejointe par son conjoint, Denis Mergeay, qui a vu à lui couper le vent jusqu'au retour à la maison.

Josée Baril, de Roberval, y va tout de suite de son commentaire. «Je me sens jalouse ... de vous.» Car Josée aimerait rouler le défi. Cycliste à ses heures (elle a roulé 2000 km depuis le début de l'année), elle pourrait être du départ, ce qu'elle se promet de réaliser sous peu. En attendant, elle lit mes chroniques, comprend mes craintes de pouvoir réaliser les étapes et de rouler aussi longtemps en peloton. Mme Baril m'envie pour toutes sortes de raisons, mais m'incite à continuer.

Stéphane Brassard, lui, s'est mis à la course à pied. Bénévole du GDPL, il trouvait un peu bizarre d'accompagner Pierre Lavoie sans être en forme. Il a décidé de remédier à la situation. Il a pris conscience de l'importance d'être en meilleure santé et en meilleure forme physique.

«Tu as été pour moi dans les deux dernières semaines, ma motivation. Je me dis que je peux y arriver aussi. Si j'ai réussi à courir deux kilomètres (il n'en avait jamais couru plus d'un auparavant), c'est que tu m'as motivé. Tes efforts augmentent ma détermination au max et je veux aussi réussir à me mettre en forme, à ne plus être un sédentaire. Dans le passé, j'ai souvent abandonné l'exercice, mais cette fois-ci, c'est la bonne, je ne lâcherai pas et cela grâce à toi.»

Je n'en reviens pas. Je ne me considère pas comme un modèle, loin de là. Je ne fais rien d'exceptionnel, j'ai simplement accepté, bon un peu contre mon gré, de m'embarquer dans une grande aventure. Avant 2012, j'aurais pu rêver d'être du GDPL, sans jamais faire le pas qu'il fallait pour y arriver. Là, j'ai pris la décision d'aller de l'avant et j'en suis bien content.

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