Sur le plan professionnel, je reconnais que les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, sont des incontournables parce qu'ils sont devenus le moyen moderne de veille et de recherche d'informations le plus efficace qui soit.
La moindre petite nouvelle se retrouve donc rapidement sur les médias sociaux à tel point que, déjà, il est de plus en plus difficile pour les journalistes de sortir une primeur. Il faut être plus ingénieux, plus imaginatif, plus inventif. Les médias classiques n'ont plus la même efficacité qu'autrefois. La preuve: la contestation étudiante. Les manifestations sont lancées sur la toile. Immédiatement, les gens interviennent, commentent, argumentent, se déplacent en masse. Bienvenue aux «journalistes citoyens» et autres blogueurs.
Culture web
Mes jeunes collègues sont tous branchés. Ils n'ont pas grand mérite. Cette culture technologique est inscrite dans leurs gènes. Les plus vieux se sont adaptés. Même que plusieurs ont adopté cet outil de communication. L'important, c'est de l'utiliser avec vigilance pour démêler le vrai du faux. Cela exige toute une gymnastique journalistique. Comme les médias traditionnels veulent être les premiers sur le coup, ils peuvent être tentés de communiquer rapidement l'information sur leur site Web. Or, n'importe quoi circule, d'où l'importance de vérifier et contre-vérifier. Qui n'a pas reçu cette information disant que le jeune Gabriel Nadeau-Dubois était le fils de la chef d'antenne de fin de semaine, Pascale Nadeau? Son employeur, Radio-Canada, a dû démentir la rumeur. Probablement que des gens sont restés sur cette impression tant cette annonce a été persistante. C'est sans compter les innombrables courriels que je reçois indiquant que, sous cette tête angélique, se cache un anarchiste.
Donc, je peux respirer tranquille. On est bien couverts.
Pour l'image de marque des entreprises, c'est aussi un must, parce que pour s'inscrire dans la modernité, assurément, celles-ci doivent être branchées.
Succès
Revenant à Facebook, on en parle comme de l'un des plus grands succès économiques de l'histoire. D'un million d'utilisateurs en 2004, année de son lancement, le site atteignait 901 millions à la fin du mois de mars, ce qui explique sa récente entrée en bourse.
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai reçu des invitations à partager des infos, des photos et à entrer dans ce nouveau monde virtuel. Je tiens bon! Je n'en vois pas l'intérêt sur le plan personnel, j'entretiens encore de sérieuses craintes sur le plan de la confidentialité et je n'ai pas un urgent besoin de partager des banalités. Mettons que je ne manque pas grand-chose de ne pas savoir ce qui arrive aux amis des amis des amis que je ne connais pas. Je préfère nettement le téléphone, le courriel et Skype dans certaines occasions particulières. Je peux communiquer avec ma famille et mes amis par les moyens traditionnels. C'est ce qui compte.
Je m'explique mal cet irrépressible besoin qu'ont les gens de rendre publique leur vie privée. Alors qu'il est déjà extrêmement difficile de trouver un équilibre dans sa vie familiale, professionnelle et sociale, où trouvent-ils le temps de surfer sur les médias sociaux? Ça reste pour moi un mystère. C'est comme rien. Il y a des soupers de famille qui se perdent.
CLIN D'OEIL
Les payeurs
On jase là. Qui paiera la note du conflit étudiant ? Ben voyons ! Toujours les mêmes. Les cochons de payants de travailleurs.