Compromis
Ainsi donc, il n'y aura pas de reconstitution de la bataille des Plaines d'Abraham. La Commission des champs de bataille a capitulé avant même de combattre. Elle aurait pu toutefois faire des concessions aux vilains séparatistes. Par exemple, elle aurait pu ajouter une simulation du bombardement de Québec par l'artillerie britannique à partir de Lévis. Il aurait cependant été difficile de «reconstituer» la ville en ruines. En comparaison, l'intervention israélienne à Gaza était une opération chirurgicale d'une grande précision et d'une grande retenue!
La commission aurait pu aussi, en guise de compromis, reconstituer l'incendie systématique des fermes et des récoltes de la côte de Beaupré, de l'île d'Orléans et de la Rive-Sud jusqu'à Kamouraska, par un cortège d'immenses feux qui se seraient embrasés en même temps. Pourquoi pas le 24 juin? Spectaculaire! Et puis, on aurait pu organiser une grande manifestation de tous nos pacifistes, bon chic bon genre, afin de protester contre la barbarie des Anglais et leur riposte «disproportionnée» ! Ouais! Mais, comme ces Amis de la Paix ne sortent dans la rue que pour vilipender Israël et que tous les massacres du monde (Darfour, Tchétchénie, Congo, Somalie) les laissent indifférents, il aurait été difficile de les faire sortir de leurs salons pour s'égosiller à propos d'actes barbares... n'impliquant aucun Juif! Enfin, on aurait pu clore la commémoration par un tribunal international jugeant l'Empire britannique pour crimes de guerre...
Les femmes en politique
Au Parti socialiste (PS) français, actuellement, comme le signale la revue Le Point, c'est la» Guerre des dames», entre, d'une part, l'ex-candidate présidentielle, Ségolène Royal, et la mairesse de Lille, Martine Aubry. C'est cette dernière qui a conquis la direction du parti. Mais, entre les deux, une vieille haine recuite, des phrases assassines, des coups bas, des «bitcheries» féroces. «Elles ont toutes deux, peut-on lire dans Le Point, des caractères bien trempés et subi des épreuves qui vous blindent.» C'est une guerre à finir qui risque de laisser le PS en ruines.
Cette lutte sans merci entre femmes qui se déroule en France m'amène à penser au mythe féministe qui voudrait que les femmes, en politique, agissent différemment des hommes.
Toutes les Françoise David et les Lise Payette de ce monde nous claironnent depuis des lustres que la femme, en politique, incarne la compréhension, la compassion, plus de hauteur de vue, plus d'empathie, plus d'humanité. N'en jetez plus, la cour est pleine! Tout cela est faux! La «Guerre des dames», au sein du PS français, n'est qu'une preuve parmi tant d'autres de la fausseté du mythe.
Après 25 ans de carrière à l'Assemblée nationale, je peux vous assurer que les femmes font de la politique de la même façon que les hommes. Ce qui distingue ceux et celles qui oeuvrent en politique, ce n'est pas le sexe, c'est la personnalité. De sorte qu'il y a aussi bien chez les hommes que chez les femmes, en politique comme partout ailleurs, des hypocrites et des intègres, des cyniques et des idéalistes, des «ratoureux» et des transparents, des dogmatiques et des pragmatiques, des entêtés et des conciliants. Le sexe n'a donc rien à voir avec la manière de faire de la politique. Pas plus, d'ailleurs, que l'orientation sexuelle. Car, je vous assure que les homosexuels ne font pas de la politique différemment des hétéros. Partant de là, les féministes devraient être insultées que le sexe soit le critère déterminant pour devenir ministre dans le but d'atteindre la parité hommes-femmes dans un gouvernement. Bon! Je suis prêt pour la lapidation!
Khadir, le lanceur de godasses
Le seul député de Québec solidaire, Amir Khadir, a introduit au Parlement un nouveau moyen d'expression: le lancer de godasses. Il s'est inspiré du journaliste irakien qui a jeté ses savates sur le président Bush.
Illustration exemplaire de l'existence de la démocratie en Irak. Du temps de Saddam, il aurait été liquidé avant même de faire mine de se déchausser...
Or donc, le député Khadir, lui, a héroïquement projeté ses godasses sur un poster de Bush! Il faut du courage! Comme il a décidé de faire une tournée des régions du Québec, le chouchou du Plateau pourrait, à chacun de ses arrêts, lancer ses godillots sur une affiche représentant un des nombreux despotes sanguinaires de la planète: l'illuminé de Téhéran, le Massacreur du Soudan, le Vieux fou du Zimbabwe, le Mythomane de la Corée du Nord, le Clown de Caracas, le Grabataire de La Havane, le Planqué du Hamas, le Nettoyeur de la Tchétchénie.