La télé le matin.... Ouf! Le choix est limité

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Catherine Delisle
Le Quotidien

Je dois confesser un petit péché coupable. Pendant mon arrêt de travail, je me suis mise à écouter les émissions du matin à la télévision. En plus, mon choix était limité. Ça fait des lustres que je n'ai pas revu la liste des chaînes disponibles. Un vrai dinosaure! Misère! Quand on n'est pas souvent à la maison, ça ne nous manque pas du tout. Mais, là, pendant ma période d'état léthargique, j'aurais apprécié un éventail plus varié.

Après avoir fait le tour des actualités matinales de tous les réseaux, mettons que les options (en français s'entend) sont réduites à leur plus simple expression. Il n'y a pas de chefs assez inspirants pour me tenir le nez rivé à mon téléviseur. Ni Ricardo, pas même Louis-François Marcotte qui nous propose des recettes en direct de sa belle cuisine. Je ne suis pas une fan des chaudrons, vous l'aurez deviné! Plusieurs réseaux ont leur chef. Au petit écran, les séries culinaires ont la cote. À ceux à qui je demande s'ils confectionnent ces mets, ils me répondent toujours tout étonnés «ben non!». Ils voient ça comme une escapade culinaire. Sans le plaisir de déguster, ça perd de l'intérêt. Apparemment, ces émissions donnent faim. La belle affaire! Je ne suis même pas certaine que ça nous aide à mieux manger!

Comme si ce n'était pas suffisant, on présente des téléréalités culinaires. Et elles ne manquent ni de participants, ni de spectateurs. Allez comprendre! Les gens dépensent une fortune dans les restos et achètent comme jamais auparavant des produits surgelés et des repas cuisinés dans les supermarchés. Entre le travail, le gym, les pratiques de hockey et les cours de ballet et de piano des enfants, il ne reste plus de temps pour mitonner de bons petits plats. Les parents ne sont plus dans leur cuisine. Ils sont condamnés à faire du taxi.

Émissions de fifilles

Évidemment, on peut toujours se rabattre sur les émissions de filles, du genre Deux filles le matin à TVA. Un magazine qui donne beaucoup de place aux artistes. Trop! En avez-vous marre de voir toujours les mêmes se congratuler? Radio-Canada offre maintenant son pendant, Alors on jase. Y a-t-il vraiment un intérêt à recevoir Michèle Richard, qui donne des trucs pour voyager avec son animal de compagnie, et Claude Dubois, qui découvre les grands plaisirs de «l'élevage» à 60 ans? On en a eu pour notre argent, pendant les Fêtes, avec ARTV qui n'en finissait plus de nous présenter les grandes entrevues de Stéphan Bureau. Encore du ressassé!

Et il y a V

Finalement, j'ai découvert le canal V, avec son émission Face à Face et ses coanimateurs si diamétralement opposés, Esther Bégin et Stéphane Gendron. Ça change de la face de «beu» de Jean-Pierre Charbonneau et des explications laborieuses de Liza Frulla qu'on voit partout, incidemment. Quant à Marie Grégoire, avec un court passage comme députée, elle donne l'impression d'avoir 100 ans d'expérience. En compagnie des «ex», l'animateur Simon Durivage a l'air d'un jovialiste. L'émission a fait son temps. Vivement que la Société d'État se renouvelle. C'est simple. Je préfère Martineau au Club des ex. Je n'ai pas écouté Mario Dumont. Son défaut de langage me distrait.

L'émission Face à Face est rafraîchissante. Il y a une variété de chroniqueurs. Des spécialistes sont reçus sur le plateau. On prend parfois des appels téléphoniques, on accorde une certaine place aux réseaux sociaux, mais pas de façon exagérée.

Des sujets intéressants y sont traités: l'éducation, l'économie, l'exploitation des ressources naturelles, les signes religieux, la justice, l'endettement... L'émission sur la ville de Montréal était particulièrement intéressante avec Gilles Duceppe, Richard Bergeron et Gaétan Frigon, même pour des régionaux comme nous. Celle mettant en présence des jeunes et Gilles Proulx était franchement délicieuse, lui qui déplore constamment l'inculture de la jeunesse actuelle. Un beau débat.

Ce qui me plaît dans cette émission, c'est sa spontanéité. Le ton n'est ni guindé, ni affecté. Les chroniqueurs sont capables de plaisanter même s'ils ne partagent pas la même idée. Tout simplement agréable à regarder. Évidemment, si elle est à l'affiche pendant des années, elle perdra assurément tout intérêt.

Peut-être avez-vous reçu ce billet qui circule sur le Net concernant les mouvements écologistes. Vraiment amusant. Si vous pensez que les jeunes sont les seuls à comprendre les bienfaits de la protection de l'environnement, voici la vengeance des vieux.

Dans le temps, les bouteilles de verre consignées étaient retournées au magasin et elles étaient recyclées ; on montait à pied les escaliers ; on ne prenait pas la voiture pour aller à l'épicerie à deux coins de rue ; on n'achetait pas de couches jetables, on les lavait ; on faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge ; on avait une télévision avec un écran de la taille d'une boîte de pizza ; on ne disposait pas de gadgets électroniques, on n'avait donc pas besoin d'une bande multiprise ; on remplissait les stylos dans une bouteille d'encre ; on utilisait comme rembourrage du papier journal plutôt que des bulles de mousse ; on n'avait pas de tondeuse à essence ; on buvait de l'eau à la fontaine ; on n'utilisait pas de bouteilles de plastique jetables ; les enfants se rendaient à l'école à pied et ils gardaient le même cartable pendant des années...

Avouez que cela en bouche un coin...

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