Un projet structurant

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OPINION / C'est à se demander quelle mouche a piqué certains intervenants, dont l'éditorialiste Marc St-Hilaire, le conseiller municipal Luc Boivin et quelques autres, qui semblent mettre beaucoup d'énergie, de mots et de chiffres pour tenter de couler le projet de réappropriation et de rénovation de l'église Saint-Édouard, avant même que ce projet ne soit défini.

Cet acharnement sied très bien à Luc Boivin, dont on connaît l'opinion sur cet enjeu de longue date, et dont on peut cerner l'influence sur le pouvoir municipal à vue de nez, juste à constater que la vaste majorité des investissements municipaux se sont faits dans son secteur, au détriment de Port-Alfred et de Grande-Baie. Car au conseil exécutif, là où les décisions se sont prises du temps de Jean Tremblay, il y'a aussi peu d'appelés qu'il y a d'élus. Mais je m'explique mal le jugement à l'emporte-pièce de l'éditorialiste de ce journal, qui a ce que je sache n'a eu que très peu d'éléments pour jeter le bébé avec l'eau du bain, dans un jugement lapidaire et mal articulé. M. St-Hilaire nous avait habitués à mieux. 

Pourtant, comme observateur privilégié de cette démarche citoyenne, et comme citoyen du secteur de Port-Alfred, j'ai pu constater que malgré des vents contraires, soufflés à toute haleine par l'administration de MM. Boivin et Tremblay, le projet de réappropriation et de rénovation de ce magnifique bâtiment est prometteur, mobilisant et structurant. Il contraste avec l'immobilisme et le laisser-aller d'une administration municipale qui n'avait d'yeux que pour les touristes, pour les bateaux de croisières, pour ceux que j'appellerai les citoyens d'à bord. Pendant ce temps, La Baie souffrait d'un déséquilibre entre un centre-ville-port d'escale-bric-à-brac et des secteurs dévitalisés, voire laissés carrément à l'abandon. C'est là qu'on est rendus.

Il faut se souvenir que le projet de rénovation de l'église par l'aménagement de la bibliothèque de l'arrondissement est dans les cartons de la ville depuis plus de dix ans ; les promoteurs de ce projet avaient accepté, en bons joueurs, de patienter quelques années pour favoriser l'installation de la deuxième glace au Complexe Jean-Claude Tremblay, mais cela était sans savoir que le bâtiment ne serait plus chauffé et que cela allait mettre en péril son intégrité - et par le fait même gonfler la facture du projet de rénovation. Disons que la gestion de ce dossier par Saguenay a été plus que déficiente ; on a laissé traîner en longueur, semant ici et là des rumeurs, des ouï-dire ; on a présenté des projets alternatifs, dont le dernier en date, annoncé en grande pompe par la conseillère Martine Gauthier, que les citoyens ont qualifiés de ridicules. Probablement assez ridicule pour que Mme Gauthier se range derrière le projet de rénovation de l'église Saint-Édouard au côté de son chef de « l'époque », M. Jean-Pierre Blackburn, il y a quelques semaines...

Je me désole de lire aussi peu d'enthousiasme pour une démarche prometteuse, positive et optimiste, qui cherche à mobiliser les gens du secteur et de l'arrondissement autour d'un projet de rénovation urbaine, d'aménagement par et pour les gens qui habitent le secteur. Au lieu de spéculer sur les coûts d'un projet encore embryonnaire, de les gonfler à grand renfort de « coûts d'emprunts » - à ce titre, M. Boivin pourrait nous ventiler enfin les coûts causés par les investissements au quai des croisières et les bénéfices financiers qu'en retire la population baieriveraine - j'aimerais lire comment ce genre de démarche peut ramener une véritable démocratie dans notre administration municipale. À l'heure où sonne la fin de vingt longues années de gouvernance opaque et d'un régime autoritaire sur Saguenay, il me semble que cela aurait été plus que souhaitable.

Éric Dubois

La Baie

Montréal n'est pas le Québec

OPINION / La semaine dernière, j'ai regardé sur différentes chaînes de télévision au moins trois reportages concernant l'anniversaire de la loi 101 et par extension sur des thèmes liés à l'immigration au Québec. Bien que j'ai trouvé les reportages tous très intéressants, chacun comporte le même défaut. On prétend à chaque fois parler du Québec, mais tous ne font que rapporter des cas montréalais. 

Je trouve cela assez présomptueux, car en ne parlant que des communautés culturelles minoritaires à Montréal pour ensuite dresser un portrait global du Québec, on se trouve presque à nier l'existence même de multiples communautés minoritaires partout au Québec. L'absence totale de la capitale nationale dans ces reportages en dit long sur une ce qui apparaît être une indifférence générale des changements démographiques hors de la région de Montréal. Il aurait été intéressant de rapporter des cas des communautés anglophones comme Harrington Harbour sur la Côte-Nord, Shigawake en Gaspésie, Sainte-Malachie dans Bellechasse et j'en passe. J'adore Montréal, mais lorsque l'on fait des reportages sur le Québec, il serait bien, de temps à autre, de sortir du 514 et du 450.

Tommy Byrne

Québec




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