La réussite comme projet de société

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Le Quotidien

OPINION / La rentrée scolaire qui débute nous rappelle l'importance de l'éducation dans notre société pour faire face aux défis du futur. Est-il nécessaire de rappeler l'importance pour les jeunes Québécoises et Québécois que l'école est leur meilleur tremplin pour un avenir prometteur ? Les statistiques alarmantes sur le taux de décrochage scolaire sont désolantes à deux niveaux : d'une part, c'est une limitation à l'épanouissement personnel et à l'accès à un niveau de vie enviable pour un individu qui n'obtient pas de diplôme ; d'autre part, en cette période de pénurie de main-d'oeuvre, ce sont autant de futurs postes qui ne pourront être pourvus faute de personnes qualifiées.

Les récentes statistiques sur l'emploi démontrent que, même en période de bonne performance économique où le taux de chômage pour l'ensemble du Québec est passé sous la barre des 6 % - son plus bas niveau en plus de 40 ans - il demeure de nombreux travailleurs sans emploi. Cependant, les entreprises peinent à trouver de la main-d'oeuvre qualifiée. Malheureusement, le chômage de longue durée - celui lié généralement aux personnes sans diplôme - demeure élevé. Signe que malgré une conjoncture favorable et le vieillissement démographique qui fait baisser la population active et accroît les opportunités d'emploi, il est ardu de trouver un emploi de qualité sans qualification.

Cette rentrée scolaire est la première depuis que le gouvernement du Québec a lancé sa Politique de la réussite éducative. Parmi les objectifs qu'on y trouve, celui de porter à 90 % la proportion des élèves de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme en est un élément fondamental. Le gouvernement s'est donné des objectifs ambitieux, mais extrêmement porteurs d'avenir. Tout au long du cheminement scolaire, il est nécessaire d'élaborer des parcours de formation professionnelle axée sur les priorités de développement du Québec et de raffermir les liens entre les milieux éducatifs et les différents acteurs de la communauté. Le milieu des affaires est prêt à répondre à l'appel et à contribuer au succès académique de nos jeunes. La persévérance et la réussite scolaire doivent être une priorité de tous les instants, pour tous : parents, enseignants, employeurs, étudiants...

L'évolution prévisible du marché du travail accroît davantage la nécessité de bien former nos futurs travailleurs puisque les emplois de demain nécessiteront encore davantage de qualifications. Les possibilités du numérique apporteront de profondes mutations dans les entreprises, notamment la disparition de bon nombre d'emplois nécessitant peu de qualifications. Récemment, une vingtaine d'experts du domaine numérique invités par Dell et l'« Institut pour le Futur » basé à Palo Alto, ont affirmé que 85 % des emplois en 2030 n'existent même pas encore aujourd'hui. En cause : la disparition progressive de groupes de métiers entiers, doublés par le numérique et la robotisation. On peut certes questionner ces chiffres, mais nul ne peut plus nier qu'une société qui ne sera pas prête à prendre ce virage ne puisse prospérer.

Hélas, cette difficulté à absorber l'évolution technologique - communément appelé la « fracture numérique » - a été observée pour les Québécois ayant un faible niveau de scolarité. Pour que personne ne soit désavantagé, cet apprentissage doit désormais aussi faire partie des compétences de base, en plus d'une culture scientifique, économique et générale solide. C'est sur ce socle que nos jeunes pourront développer leur plein potentiel. 

Notre société doit concerter ses efforts afin d'offrir aux jeunes les meilleures conditions possible pour s'épanouir comme individu et s'accomplir professionnellement. Il est nécessaire que nos politiques soient complémentaires. La Politique de la réussite éducative est indissociable de la stratégie nationale à venir sur la main-d'oeuvre qui constitue peut-être l'enjeu numéro un de notre économie, et au-delà de l'économie, du bien-être collectif. 

Yves-Thomas Dorval, président

Conseil du patronat du Québec

Andrée-Lise Méthot, fondatrice

Cycle Capital Management

Stéphane Leduc, vice-président 

Groupe Ceger

Denis Deschamps, président

Drakkar & Associés Inc.

Patrimoine et bibliothèque

OPINION / J'ai lu quelque part qu'« un bocal rempli d'affirmations n'a pas besoin de questionnements, il se suffit à lui-même ». C'est ce que je vois dans les lignes de l'éditorial de M. Marc Saint-Hilaire dans Le Quotidien de samedi 26 août 2017 et dans le texte du Carrefour des lecteurs de M. Luc Boivin dans Le Quotidien de jeudi 24 août 2017. Pour La Baie, M. Boivin propose « le strict minimum afin de maintenir un service adéquat » et M. Saint-Hilaire se base sur « une étude effectuée dans les années 1990 ». Les techniques se sont beaucoup améliorées depuis, dans tous les domaines. J'ai lu aussi quelque part que « l'ignorance est perfectible, il suffit d'étudier ». Ces messieurs devraient s'y mettre et prendre connaissance des études récentes et des projets de cette dernière décennie en la matière.

Les citoyennes et les citoyens savent qu'il faut parfois regarder plus loin que le parc des Laurentides et s'enrichir des expériences des autres. Un groupe de personnes sont à la tâche pour informer la population qu'allier sauvegarde du patrimoine et bibliothèque est tout à fait possible à l'extérieur de la région et que les coûts sont comparables à une construction neuve. 

Reine Tremblay

La Baie




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