Église Saint-Édouard : un projet bien trop onéreux

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Le Quotidien

OPINION / Depuis quelque temps, un groupe de personnes fait des consultations et des réunions sur un projet de transformation de l'église Saint-Édouard pour y aménager une bibliothèque municipale.  Des efforts louables de leur part, j'en conviens. Moi, je suis contre ce projet en raison des coûts faramineux que cela occasionnerait.

Un édifice abandonné, vidé de son contenu, sans chauffage depuis presque trois ans. Quand le bâtiment était chauffé, il l'était au minimum du supportable. Je suis allé visiter l'église il y a deux ans. Force est de constater que la bâtisse a besoin de beaucoup d'amour et de nombreux dollars.

C'est navrant à dire, mais c'est une perte totale. Les années et le manque d'entretien ont eu raison de l'édifice. 

La fabrique Saint-Alphonse a compris cela bien avant tout le monde en fermant ce lieu de culte et en regroupant tous les services à l'église Saint-Alphonse en 2006. Sur la page Facebook du comité Saint-Édouard, je lis des commentaires de personnes. « C'est là où j'ai été marié en 1960. » « J'ai fait ma première communion en 1970. » Et puis après ? La raison et le bon sens doivent l'emporter sur la nostalgie. 

La Ville de Saguenay, c'est-à-dire nous, les contribuables, n'a pas les moyens de payer pour ce projet. Je lisais aussi dans les pages du Quotidien, à la suite d'un article du comité de survie, que le fédéral pouvait donner une subvention. Il me semble que l'argent qui provient du fédéral sort directement de nos impôts. Idem pour le gouvernement du Québec. 

Il est prouvé hors de tout doute qu'il est beaucoup plus cher de rénover un vieux bâtiment et le mettre aux normes de sécurité que de construire une nouvelle bâtisse. 

Je crois sincèrement qu'il est préférable de mettre de l'argent sur des livres, des salles multimédias, les nouvelles technologies et du personnel supplémentaire que sur un immeuble. 

Je suggère même d'utiliser le granit récupérable et les vitraux de l'artiste italien Guido Nincheri, et de les intégrer au nouveau bâtiment. Ce sera un clin d'oeil en souvenir de l'église Saint-Édouard. 

Le terrain actuel est déjà boisé. Je pense qu'il faudra opter pour la démolition pure et simple et la récupération du terrain. Par ailleurs, je félicite le conseiller Luc Boivin pour sa vision logique du projet et le courage qu'il a su démontrer concernant les coûts. 

Enfin, il y aura des élections municipales en novembre prochain. Je demande aux candidats concernés d'être conséquents et de ne pas créer de faux espoirs chez les citoyens. Nous ne sommes plus au temps de la grande noirceur. Des élections, en 2017, ça se gagne par la qualité et la vision des candidats, le respect des contribuables, et non par des promesses de bouts d'asphalte.

Réal Gauthier

La Baie

Le secteur du commerce en danger

OPINION / Selon les données de Statistique Canada de juillet 2017, 2,8 millions sur les 18,4 millions d'emplois occupés au Canada sont dans le commerce, ce qui représente 15,2 % de la population active. Ce chiffre n'inclut pas les emplois indirects qui y sont reliés tels que les services professionnels et financiers, les transports, l'entreposage, l'immobilier et l'entretien.

Déjà, les règles actuelles, où on ne taxe pas les produits achetés à l'extérieur du pays, dont la valeur est sous les 20 $, font perdre au Québec près de 350 M $ en rentrées fiscales et on peut facilement évaluer le manque à gagner fiscal à plus de 1 milliard $ pour le Canada. Cette règle fiscale inéquitable génère une concurrence déloyale qui indigne les commerçants qui ont pignon sur rue au Canada et qui la perçoivent comme une subvention à l'achat hors du pays.

Et voilà que le 17 juillet dernier, Washington publiait ses objectifs de renégociation de l'ALÉNA et dans la liste des exigences américaines envers le Canada, on voit que les États-Unis demandent que l'on multiplie par 40 le seuil déjà intolérable de 20 $ pour l'exonération des taxes à la consommation pour le porter à 800 $.

C'est impossible de fléchir sur ce point. Sinon, c'est la première pièce d'un interminable domino menant à notre faillite qu'on laisserait tomber. Nous vous exhortons, Madame la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, de dire non à cette demande.

Claude Denis, président

Chambre de commerce de Sherbrooke




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