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Le Quotidien

OPINION / Nombre de Canadiens avancent que notre pays est parvenu à l'égalité entre les genres et que les luttes féministes ne servent donc plus à rien. Il est vrai que le droit de vote, le droit à l'avortement et la parité sont autant de progrès ayant amélioré la condition féminine au cours des cent dernières années.

Mais laissez-moi vous dire, au risque de rompre des idées reçues, que nous sommes encore très loin de l'égalité totale, pourtant souhaitable, et que les revendications des féministes sont nécessaires plus que jamais en 2017. Entre autres flagrantes disparités désavantageant nettement les femmes, on trouve la faible représentation de celles-ci aux Communes, c'est-à-dire 27 % des députés, l'inéquité salariale qui fait en sorte que le revenu d'un homme est sensiblement de 30 % supérieur à celui d'une femme pour exactement le même travail, la pleine taxation des produits hygiéniques féminins alors qu'on peut maintenant acheter des pizzas sans taxe fédérale, l'indéniable abondance de stéréotypes sexistes dans la vie quotidienne et, bien entendu, la culture du viol contre laquelle le mouvement féministe lutte activement et de manière permanente.

Ne nous aveuglons pas. Il nous reste énormément de progrès à effectuer afin de faire enfin en sorte que nos mères et nos soeurs aient la place qui leur revient de droit dans un pays théoriquement juste et égalitaire. La pire des choses serait de s'enfermer dans une logique manichéenne en prétendant que la cause féministe est une préoccupation exclusivement féminine. Je crois au contraire que la majorité d'entre nous, même les hommes, est en faveur d'une complète égalité entre les genres. Il ne reste donc plus qu'à se mobiliser afin de mettre en marche la quatrième vague de féminisme qui, j'ose espérer, sera la dernière que nous aurons à mener avant de mettre fin à l'oppression sexiste et au machisme.

Raphaël Émond, 13 ans, Laterrière

Aux responsables des pistes cyclopiétonnières

Depuis quelques années, j'utilise les pistes cyclopiétonnières soit comme cycliste ou piétons (marcheur). Le fait d'obliger les marcheurs à circuler dans le même sens que les cyclistes est une grave erreur de votre part.

À plusieurs reprises, alors que je circulais du côté droit de la piste, j'ai été frôlé à l'épaule gauche par des cyclistes, soit pressés ou irresponsables ou parce qu'ils voulaient tout simplement m'intimider parce que je suis un marcheur. À deux reprises, j'ai même été accroché par des cyclistes qui me répondaient qu'ils n'avaient pas suffisamment d'espace pour passer parce qu'ils rencontraient d'autres cyclistes. Je leur ai demandé s'ils avaient des freins. Ces cyclistes nous répondent que c'est une piste cyclable. J'ai discuté avec plusieurs marcheurs et tous m'ont dit qu'ils avaient peur d'être heurtés par des cyclistes quand ils marchent sur le côté droit de la piste. Plusieurs marcheurs m'ont dit qu'ils avaient déjà été frôlés par des cyclistes.

Moi, j'ai décidé que ma sécurité était très importante et que j'en suis aussi responsable. J'ai décidé de marcher du côté gauche de la piste cyclopiétonnière afin d'être face aux cyclistes. Donc je vois arriver les cyclistes et je peux débarquer complètement de la piste en cas de risque d'être heurté par un cycliste irresponsable. Ce qui m'est arrivé à plusieurs reprises au cours de l'année dernière.

De plus, cette pratique de faire marcher les piétons dans le même sens que les cyclistes crée une condition dangereuse. Dans les rues sans trottoir, les marcheurs circulent du côté droit de la rue. Pourtant, nous savons bien que sur une rue sans trottoir, les piétons doivent circuler dans le sens contraire de la circulation. Chaque année, des marcheurs se font heurter ou tuer par des automobilistes parce qu'ils circulent du mauvais côté de la rue ou de la route.

Donc, considérant votre responsabilité d'identification sur les pistes cyclopiétonnières, je vous demande de bien réfléchir à ces risques de blessures des marcheurs et des cyclistes en obligeant les marcheurs à circuler dans le même sens que les cyclistes. N'oubliez pas qu'un cycliste de 175 livres qui roule à une vitesse de 20 km/h est un très grand risque pour les piétons. En tant que cycliste, au cours du prochain mois, faites donc l'expérience de marcher sur une piste cyclable et vous comprendrez mieux les piétons qui ont peur d'être heurtés par des cyclistes dans leur dos.

Je vous joins un article du Code de la sécurité routière de la province de Québec.

«  453. Lorsqu'aucun trottoir ne borde une chaussée, un piéton doit circuler sur le bord de la chaussée et dans le sens contraire de la circulation des véhicules, en s'assurant qu'il peut le faire sans danger.»

Ghislain Dufour, Saguenay




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