Des faits toujours aussi pertinents

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Le Quotidien

OPINION / En référence à cet article intitulé : « Scrutin au goût amer », publié en p. 12 de votre édition du 5 juillet dernier, j'aimerais formuler quelques commentaires. Dans ce texte on faisait en quelque sorte l'autopsie de la consultation sur le nom tenue ici en avril 2002.

Non, je ne suis pas du tout étonné de la révélation qui y est faite. À l'époque, cette affaire avait fait un certain bruit et, connaissant personnellement la scrutatrice qui en était l'auteure, je suis toujours entièrement convaincu de la validité du témoignage qu'elle rapportait d'autant plus qu'elle avait été assermentée devant notaire. Pour résumer l'affaire, rappelons que la journaliste chargée de couvrir les événements pour ce journal, dans un texte publié le 16 avril 2002, avait clairement parlé des « trois dernières boîtes de scrutin » qui « n'avaient pas été jetées dans le Saguenay ». Or, la dame dont il est ici question ne parlait pas de 2, 4 ou 5 boîtes, mais bien elle aussi de 3 boîtes ayant été subtilisées par un individu qui, le soir du 14, s'était introduit subrepticement dans la salle où elle se trouvait et s'était emparé des boîtes en question. Je suis persuadé qu'il s'agissait des mêmes boîtes. Par ailleurs, l'explication fournie par le Directeur du comité technique de la consultation, pour expliquer le retard de plus d'une heure qui s'était produit dans le dévoilement des résultats du vote ce même soir, me paraît parfaitement incongrue. Des scrutateurs ou scrutatrices choisis selon leur expérience a-t-on précisé, ayant au préalable été formés pour la tâche à accomplir, ont simplement figé au moment de compter les bulletins, s'amusant à faire des paquets et à les assembler avec des élastiques avant de les compter. Des élèves de 5e année auraient pu faire ça. Seules l'excitation, la confusion et l'effervescence du moment peuvent expliquer le fait qu'aucun journaliste n'ait à l'époque jugé bon de pousser davantage l'enquête.

Quelqu'un dans les circonstances, j'en suis convaincu, a enfreint la loi. Et non, ce n'est pas une erreur, même après 15 ans, de relever des faits qui encore aujourd'hui affectent notre vie au quotidien. La vérité, comme la justice, n'a pas à s'embarrasser des contraintes que le temps voudrait lui imposer. La vérité, on l'a déjà dit, fait mal parfois, mais elle ne tue pas. Le mensonge tue. Il tue la confiance que nous devrions entretenir entre nous.

Ghislain Langevin

Chicoutimi

FSC, la meilleure avenue ?

OPINION / J'ai été très surpris et surtout j'ai trouvé que c'était un manque de respect à notre intelligence de la part de FSC Canada via son président François Dufresne, quand il affirme dans l'édition du Quotidien de mardi, que FSC est la meilleure avenue pour sortir l'industrie forestière de la crise. Ben voyons donc ; on ne fait que lire le texte pour comprendre que c'est encore la même norme avec les mêmes contraintes et surtout avec la même finalité de vastes espaces protégés qui seront soustraits de la récolte et qui finiront sans aucun doute avec des pertes d'emplois importantes. On n'a qu'à prendre le dossier du caribou forestier où vous affirmez, M. Dufresne, que la protection de l'animal est essentielle. Pourquoi affirmer ça quand les inventaires aériens du gouvernement du Québec prouvent que le caribou est en augmentation de façon très significative, et ce en particulier où il y a des opérations forestières ? Donc, ce que vous dites malgré ces résultats, c'est protégeons le caribou à tout prix, même si au bout de la ligne des travailleurs et communautés en paieront le prix. Maintenant, parlons du reste c'est-à-dire tout le reste : les conflits territoriaux avec les communautés autochtones, les aires protégées et les environnementalistes. La question qu'il faut se poser, c'est comment peut-on affirmer que l'on va sortir l'industrie forestière de la crise si au bout de la ligne on répond aux demandes de chacun en amputant des milliers de km2 de forêt productive. Vous affirmez que les clients veulent absolument la norme FSC sur leurs produits et que c'est la seule qui soit reconnue. À cette affirmation qui est prétentieuse, je réponds que je travaille pour l'une des compagnies qui a eu ses certificats FSC suspendus et terminés, et pourtant nous continuons à vendre notre produit avec la norme Sustainable Forest Initiative (SFI) qui est reconnue par les clients. Présentement, la sérieuse norme SFI a le plus de territoires certifiés au Canada. Si vous me demandez comme travailleur si je veux retourner dans le passé et être à la merci de multitudes de pressions externes (véto) qui font en sorte de fragiliser l'industrie forestière de manière significative, et bien la réponse est NON !

Pascal Cloutier

Dolbeau-Mistassini




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