Nos amis les arbres

OPINION / Dans la nature, tout est uni. Toutes les cellules d'air existantes se... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / Dans la nature, tout est uni. Toutes les cellules d'air existantes se touchent.

L'air que je respire a déjà été respiré combien de fois et recyclé combien de fois par les feuilles des arbres ? Merci aux arbres de la planète Terre pour leur utilité et leur beauté. 

Seulement sur mon terrain d'une superficie de 53 903 pieds carrés, j'en ai planté au moins 2000. Il y a des feuillus, mais les conifères sont en majorité. Quand je les ai plantés il y a 15 ans, ils avaient trois ou quatre pieds.

Aujourd'hui, mes amis ont entre 15 et 50 pieds de hauteur. Autant en été qu'en hiver, les teintes de vert des épinettes, des sapins, des pins, des cèdres sont de toute beauté. La haie d'épinettes en bordure du chemin sert de coupe-poussière et de coupe-sons des véhicules bruyants.

Chaque année, les arbres veulent prendre tout l'espace des sentiers. Avec un sécateur, je réduis un peu les branches du bas et ça me permet de les saluer au passage. Je les aime et ils le savent.

S'il y a de la mortalité, je les remplace tout simplement. J'ai une petite plantation d'arbres. Je m'en procure dans les fossés le long des routes. Ainsi je leur sauve la vie avant que la faucheuse de la voirie ne les rase. Il en est de même sous les lignes de haute tension d'Hydro-Québec.

Il est préférable de les choisir petits et de les déterrer avec le plus de racines et de terre possible. Faire un bon trou et y mettre de la terre glaise pour retenir l'eau, de la farine d'os pour guérir les racines. Ajouter de la bonne terre et les arroser abondamment la première année. Par la suite, ils sauront se débrouiller. 

Si on n'est pas prêt à les planter tout de suite en pleine terre, on les met dans des paniers en plastique assez grands. Un pépiniériste peut en vendre de seconde main. 

Les arroser plus souvent qu'en pleine terre. 

Après quelques années, on peut les planter sur son terrain, dans la forêt, ou les donner en cadeau. Il y a une serveuse de restaurant qui me parle encore de l'érable que je lui ai donné il y a 25 ans. 

Parfois, il faut en couper, mais aussi il faut les remplacer. Il y a plusieurs arbres qui me sont redevables de leur existence au Camping Belley. 

En plantant des arbres, nous rendons ainsi service à l'humanité et l'humanité sait nous le rendre. De leurs chants joyeux, les oiseaux du ciel disent merci.

Si vous avez de la place, entassez les branches coupées que nous pouvons déchiqueter avec la machine appropriée. 

Le paillis qui en résultera, étendu sous les arbres et mêlé avec les feuilles qui tombent à l'automne, fera l'engrais pour nos amis les arbres. C'est un juste retour des choses.

Planter quelques arbres fruitiers. Ils sont en fleurs au printemps et l'automne nous récoltons des fruits frais. 

On peut les manger frais, et aussi en faire de la compote. Vos amis apprécieront recevoir un pot en cadeau. 

Au lieu de passer des heures à tondre le gazon, les espaces verts peuvent être transformés en parterres d'arbustes fruitiers tels des gadelles, des kasis, des groseilles et autres petits fruits. C'est si bon de s'en régaler! 

Les amis les oiseaux s'inviteront et toute la journée ils vous diront leur contentement. 

L'air sera davantage bonifié. Un bon pépiniériste vous suggérera les petits outils nécessaires. Aimer la nature aide à s'aimer soi-même et les autres, et vivre en paix. 

De plus, le terrain devient un gymnase en plein air. 

Bonne réalisation.

Martin Belley

Saint-Nazaire du Lac-St-Jean




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer